Volkswagen en crise : des résultats financiers au plus bas depuis 2016
Ah, Volkswagen, cette icône allemande devenue l’ombre d'elle-même, comme une saucisse brûlée sur un barbecue en plein été. Le géant de Wolfsburg a récemment annoncé des résultats financiers qui feraient pleurer n'importe quel actionnaire, et ce n’est pas à cause d’une émotion soudaine, mais bien d'une réalité cruelle. En effet, une chute abyssale de 44 % de son bénéfice net en une année pour atteindre un pitoyable 6,9 milliards d'euros. Qui aurait cru qu'un constructeur capable de produire la Golf, une légende sur roues, en viendrait à ça?
Les raisons de cette débâcle ? Une combinaison de dépenses extravagantes, à commencer par un plongeon stratégique vers l’électrique, avec un joli petit ticket de 5 milliards d'euros pour Porsche. Ajoutez-y 3 milliards d'euros dus aux taxes douanières américaines – oui, les Américains ont décidé de ne pas faire de cadeaux – et un petit milliard pour essayer de réorganiser ce qui ressemble désormais à un bateau ivre. Une gestion digne d'une bande de joyeux drilles dans un pub, si ce n'est que la facture est salée.
Malgré le fait que le volume de livraisons reste stable avec 9 millions de véhicules écoulés, le chiffre d'affaires stagne à 322 milliards d'euros. Peut-on vraiment parler de stagnation quand un éléphant s'enfonce dans une marre d'épaisses boues financières ? Les ventes chutent à l’international, tout particulièrement en Amérique du Nord et en Chine, où les concurrents locaux semblent avoir pris leçons de Kung Fu en matière de stratégie commerciale.
Et pour couronner le tout, 50 000 postes seront supprimés d’ici 2030, un coup de massue sur la tête des employés. C’est dur à croire, mais la direction, sous le leadership du président Oliver Blume, semble avoir décidé de sabrer dans les effectifs comme si on était à une vente aux enchères de vieux mobilier. Dans une lettre adressée aux actionnaires, il a même osé évoquer des "réductions touchant les marques de luxe comme Audi et Porsche". Sacrilège !
Avec une marge opérationnelle qui se contracte à 2,8 % du chiffre d’affaires, Volkswagen semble sur le point d'entrer dans la légende des entreprises perdues, comme un roi défait chassé de son royaume. Rappelons que la marge était de 5,9 % un an auparavant, un chiffre qui ressemble maintenant à un rêve lointain. La vision d’une prochaine campagne de produits pour regagner le marché chinois pourrait bien être le dernier souffle d’un monstre vieillissant.
Alors que l'Europe et l’Amérique du Sud montrent des signes de rétablissement, que peut faire Volkswagen face aux barrières douanières et à la montée fulgurante de rivaux asiatiques ? Peut-être se tourner vers les grands-mères pour leur demander des conseils de gestion, car il est clair que les chefs d'entreprise actuels font face à une crise digne des plus tragiques grecs. Ce qui est sûr, c'est qu'il faudra plus qu'une simple campagne bien ficelée pour redresser la barre et éviter de finir comme une anecdote, un "souvenir" dans un livre d'histoire. Pour en savoir plus sur les crises dans l’industrie automobile, l'article sur les enjeux actuels est un excellent point de départ.
Source: www.auto-moto.com
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