« On est allé trop loin » : Mercedes admet que ses voitures ont trop simplifié les commandes et souhaite réinventer l’interface utilisateur
Quand le maître de l'automobile se rend compte qu'il a pris un virage à 90 degrés dans le mur, ça fait un boucan assez phénoménal. Mercedes, la marque qui a jadis incarné l'élégance, se voit désormais obligée de révéler au monde qu'en matière de technologie automobile, elle est allée « trop loin ». « Trop loin », c’est un peu comme dire que son nouveau design de calandre ressemble à un grille-pain au chocolat – on s'en doutait, mais on espérait que ça passerait inaperçu.
Ola Källenius, le chef d’orchestre de ce désastre moderne, a eu le culot de dire que la simplification excessive des commandes dans ses voitures fut une erreur. Pour qu'elle soit davantage compréhensible, imaginons un instant qu'un panel scientifique se soit associé à un groupe d'adolescents pour créer une interface utilisateur digne d’un jeu vidéo, plutôt que d’un véhicule conçu pour être conduit. Essayer de régler la climatisation sur un écran tactile en plein embouteillage, c'est un peu comme essayer de résoudre un Rubik’s Cube tout en devant jongler avec des feux rouges.
Ah, l'ergonomie ! Ce mot à la mode qui, dans le cas de Mercedes, semble avoir été jeté par la fenêtre dans sa course folle vers une prétendue modernité. Les boutons, ces fidèles compagnons d’aventure, ont été remplacés par des surfaces lisses, si chères à ce qui s’apparente à une expérience utilisateur futuriste. Mais, comme le disait un sage inconnu : “Il n’y a rien de futuriste à se perdre dans des sous-menus pendant qu'un camionneur vous klaxonne.”
Et maintenant, le retour des boutons physiques ! Les commandes reviennent, telles des fantômes d'un passé révolu, flottant dans un océan de jadis. Les autres fabricants, prenant le train en marche, restaurent des contrôles tactiles pour se conformer à une tendance qui, avouons-le, n'aurait jamais dû exister. La nouvelle CLA arbore fièrement sa molette de volume, une vraie, tangible – comme un musée vivant des bonnes pratiques en matière d'ergonomie.
Pour renforcer la prodigieuse ironie de la situation, les normes européennes entrent en jeu. À partir de janvier 2026, ce sera désormais le chaos pour toutes ces marques qui ont oublié que le conducteur doit pouvoir, par exemple, utiliser ses clignotants sans utiliser son téléphone pour explorer un sous-menu. La menace d’une évaluation ratée par Euro NCAP, où les voitures dépourvues de fonctions critiques risqueraient de ne pas obtenir leurs cinq étoiles, sonne comme un coup de semonce.
Dans une époque où chaque détail compte, Mercedes tente de réinventer son interface utilisateur. Cela pourrait être perçu comme un coup de génie, mais au fond, c'est juste une remise à niveau après avoir, peut-être, pris un peu trop de potions magiques au pays des numéros d'affichage monstres. La technologie automobile doit être une aide, pas un scénario de science-fiction où l’on se demande si on doit appeler un magicien pour faire fonctionner le GPS.
Il est temps d'accepter que regarder un écran tactile pendant que l’on évoque des souvenirs de balades à l’ancienne n’est pas la progression que l’on espérait. La quête de l’innovation a parfois un goût amer, particulièrement quand elle finit par redécouvrir les commandes délaissées. Mercedes a bien compris que certains principes de base, comme la clarté et l’accessibilité immédiate, doivent retrouver leur place – après tout, il ne s’agit pas seulement de faire du bruit avec des écrans géants, mais d’offrir une véritable expérience utilisateur.
Source: www.lesnumeriques.com
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