Il y a plus d'une décennie, Volkswagen introduisait un modèle hybride méconnu, bien avant le récent T-Roc
Il serait facile de penser que Volkswagen a découvert l'hybride récemment, comme un enfant qui trouve un jouet au fond d'un tiroir poussiéreux, mais il y a peu, la marque allemande avait déjà tenté l'expérience. Bien avant que le T-Roc ne fasse son apparition sur le marché eco-chic, Volkswagen avait annoncé sa Jetta Hybrid, un modèle aussi discret qu'une souris évitant un chat.
Un regard rétrospectif sur l'hybride oublié de Volkswagen
Imaginez un instant : c'est 2012, une époque où la popularité des SUV n'était que balbutiante et où Toyota dominait le marché des véhicules hybrides avec sa célèbre Prius. Dans un moment de folie, Volkswagen, dans toute sa grande sagesse, a décidé de « jouer » avec l'hybride, mais en choisissant une berline peu prisée, la Jetta – une hérésie, je vous le dis !
La Jetta Hybrid : un affront à la logique
Ce modèle combinait un moteur turbo essence 1.4 TSI avec un modeste moteur électrique de 27 ch, suffisamment pour faire vibrer les citadins sur une distance de deux kilomètres à peine. Imaginez la scène : une berline grise mêlant technologie old-school et nouvelles aspirations écologiques, traînant la réputation d'un véhicule boudé par les acheteurs européens. C’était à peu près aussi sexy qu’un potiron dans le noir.
Une tentative insolite dans un monde dominé par le diesel
Avec son prix atteignant des sommets à plus de 30 000 euros, la Jetta avait toutes les chances de passer inaperçue – d’autant plus lorsque le diesel était le roi sur le trône des ventes. Difficile de rendre l'hybride captivant quand un simple diesel promet des kilomètres à la pelle sans se soucier de recharges aléatoires. La Jetta était surtout là pour nous rappeler que quelques brillants esprits de Wolfsburg avaient voulu révolutionner sans rien changer à leur base.
La Jetta, victime de son allure
Pour aggraver son cas, cette berline se vendait comme des petits pains... dans un boulanger qui a fermé. Elle n'a attiré que quelques regards curieux en France, battue à plate couture par des modèles au design beaucoup plus séduisant, comme ceux d'Audi et de Peugeot. En parlant de défi, même Renault se moquait dans son coin, armé de ses propres hybrides galbées et flambant neuves.
Le T-Roc, un renouveau hybride pour Volkswagen
De nos jours, alors que le diesel est en déclin et que l’électrique peine à éveiller les foules, l'hybride fait son grand retour. La version hybride du T-Roc arrive, bien décidée à remonter le moral de la firme allemande. Cette nouvelle itération est censée séduire les automobilistes européanisés qui ne jurent que par les avantages d'une motorisation mixte. Pourtant, il y a un petit air de déjà-vu – avec un nouveau design pour habiller la même vieille promesse.
Une leçon d’histoire
Cette nostalgie pour les tentatives hybrides passées et la nouvelle réalité du marché illustrent une chose : Volkswagen a toujours voulu jouer avec l’idée de l’hybride, même si ses résultats s’apparentaient plus souvent à des souvenirs poignants qu'à des succès commerciaux. Pour des marques comme Honda et Lexus, rompre avec le traditionnel était un jeu d'enfant, mais pour Volkswagen, cela relevait plus d'une aventure en terrain angoissant.
Si le T-Roc parvient à porter le flambeau de l'hybridation avec plus de succès que la Jetta, la marque pourrait enfin rattraper son retard face à des concurrents comme Toyota, qui s’est spécialisé dans le domaine au fil des décennies. On en reparlera quand les résultats tomberont, mais pour l’instant, le passé hybride de Volkswagen n'est qu'un souvenir grabataire que personne ne veut embrasser.
Source: www.automobile-magazine.fr
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