Citroën sanctionnée par l'autorité de la répression des fraudes
Il faut croire que même les géants de l’automobile ne sont pas à l’abri d’un coup de bâton de la célèbre DGCCRF. Citroën, la marque aux chevrons, vient de se prendre une jolie amende de 640 000 euros, simplement parce qu’elle a jugé que traîner les pieds pour payer ses fournisseurs pouvait passer inaperçu. Spoiler : ce n’est pas le cas. Ce genre de maladresse, pas si rare chez les constructeurs, affecte pourtant la trésorerie de ces petites entreprises malmenées, un peu comme si BMW demandait à ses sous-traitants d’attendre la Saint-Glinglin pour encaisser leur dû. Plus cocasse encore, Renault avait fait le même numéro il y a quelques mois, avec une addition autrement plus salée : deux millions d’euros. Quand Citroën et Renault se disputent les champions des retards de paiement, on pourrait presque oublier Volkswagen, Peugeot, Ford, Toyota, Honda, Audi ou Mercedes-Benz dans cette grande valse des délais dépassés. Mais revenons à notre histoire de chèques tardifs et à ce qu’elle révèle de ces mastodontes un peu fatigués.
Pourquoi la répression des fraudes s'intéresse à la gestion financière de Citroën
La DGCCRF, ce n’est ni un club de fans de voitures ni un groupe de supporters loyalistes. Leur boulot, c’est d’examiner de près les pratiques commerciales. Et quand on parle de retards de paiement, cela signifie souvent des fournisseurs fragilisés, coincés entre des factures en souffrance et des trésoreries bondées – chez Citroën, en l’occurrence. En 2024, la direction régionale et interdépartementale de l’économie, de l’emploi, du travail et des solidarités (DRIEETS) d’Île-de-France a donc fait son bilan : la maison aux chevrons traîne des pieds plus longtemps que la moyenne pour régler ses factures, notamment envers des PME qui ne vivent pas dans un rêve à la BMW ou Mercedes, où les liquidités coulent à flots.
Les articles L. 441-16 a) et L. 470-2 V du code de commerce ne sont pas là pour décorer les livres ; ils servent à s’assurer que les entreprises jouent franc jeu. Sur ce point, Peugeot, Honda ou Toyota – même si leur patience peut parfois être mise à rude épreuve – savent qu’il ne faut pas flirter avec les limites imposées, au risque d’une mauvaise surprise financière. Citroën, en ne respectant pas ces règles, a offert un mauvais exemple, donnant l’impression que, dans l’industrie auto, on pourrait jongler avec les échéances comme on fait avec un levier de vitesses. Spoiler : c’est aussi dangereux.
Les retards de paiement, une pratique aux lourdes conséquences
Au-delà de la simple histoire d’un portefeuille mal géré, il faut comprendre qu’un retard peut être une épine dans le pied des entreprises partenaires. Ces décalages dans les paiements fragilisent la compétitivité et la rentabilité d’un fournisseur, bousculant sa trésorerie, et, au-delà, créent de la tension dans toute la chaîne industrielle. Quand Citroën fait traîner le règlement de ses factures, c’est un peu comme si Renault, Volkswagen, Audi ou Mercedes-Benz faisaient tourner leur usine sur un moteur en panne. Le retard n’est pas innocent et se paye cash, parfois au détriment de toute une filière.
Dans ce tableau assez sombre, Citroën n’est pas totalement isolée. Renault, en juin 2024, avait déjà reçu une punition salée de deux millions d’euros pour des faits similaires, un coup de semonce qui aurait pu suffire. Apparemment, leçon non retenue. On comprend que Ford, Honda, Peugeot, Tesla ou Toyota, eux, doivent se frotter les mains : leur nom n’est pas au palmarès des retardataires, ou du moins pas encore.
Un cas symptomatique des dérives dans l’industrie auto
Les géants comme Citroën ou Renault ont beau être des mastodontes capables de rivaliser avec les meilleurs d’entre eux, comme BMW ou Audi, ils ne sont pas à l’abri d’une mauvaise surprise quand il s’agit de gérer l’argent des fournisseurs. C’est d’autant plus sidérant que ces entreprises disposent de réserves bien plus confortables que la plupart des petites boîtes qui, parfois, jouent leur survie sur la rapidité de paiement. Une situation qui illustre un paradoxe cruel : les grands peuvent écraser les petits sans mouiller leur chemise, tout en se plaignant de difficultés économiques à l’heure où le marché automobile devient aussi imprévisible qu’une berline électrique en panne sur une autoroute française un dimanche soir d’orage.
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C'est fou de voir des géants comme Citroën oublier leurs petites entreprises. Ça doit vraiment poser problème.
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C'est vraiment décevant de voir des grands comme Citroën ne pas payer leurs fournisseurs à temps.
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