Volkswagen Transporter Sportline : quand le Transporter s'inspire de la sportivité des Golf GTI

Qui aurait cru qu’un jour, les utilitaires se mettraient à jouer les podiums ? À ce stade, les vieux fourgons de l'époque, qui semblaient tout droit sortis d'un mystère de la route, se transforment en véritables coureurs. Avec le Volkswagen Transporter Sportline, l’heure est à la parade des muscles. Le look est indéniablement la star du spectacle. On parle ici de jantes de 19 pouces et d’un kit carrosserie conséquemment athlétique, un design qui tremble sous les yeux des aficionados de la Golf GTI. Mais attention, le hic, c’est que sous ce capot enjolivé, c’est un moteur... identique à celui du modèle standard. Pas de gains de performance, juste des apparences.

L’industrie automobile a cette qualité rare : elle sait toujours innover, même quand il s’agit de se vautrer dans le déjà-vu. Le kit carrossier flamboyant, les accents en noir brillant et le double becquet arrière font tout sauf passer inaperçu. Comment se fait-il qu’un utilitaire s’incruste dans la danse du design sportif, se retrouvant essentiellement à jouer au clone, comme un adolescent en pleine crise identitaire ? Les fondations sont solides, le Transporter est un véhicule utilitaire, après tout, mais cette version fait tout pour tromper la vue. En abaissant la caisse de 30 millimètres, Volkswagen ne fait pas que styliser son utilitaire, il compromet également son confort. Qui prendrait une allure sportive au risque de lui donner l’impression d’avoir une colonne vertébrale en béton lors des trajets quotidiens ?

En parlant de trajet, un rapide frisson s'empare nécessairement de l’acheteur à la vue des caractéristiques des moteurs. Un moteur puissant ? Pas ici. Le Transporter Sportline reste désespérément en phase avec la puissance de ses homologues, sans sauter le pas vers une conduite dynamique qui ferait rougir d'envie la plupart des GTI. À ce stade, l’achat ne se justifie que par l’esthétique, un peu comme acheter une Ferrari pour la garer devant son garage sans jamais appuyer sur l'accélérateur. Ce n’est pas tant un véhicule utilitaire, mais plutôt un artifice de marketing cachant un catalogue de spécifications peu inspirantes.

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Une ruée vers cette tendance des utilitaires "sportifs" semble s’opérer à travers l’Europe. De Ford à Stellantis, chacun y va de son véhicule retravaillé. Les artisans veulent briller sur le bitume en arborant une démarche plus dynamique, mais de là à se mettre à déambuler comme des mannequins de la mode automobile, il y a un pas. Avec cette version Sportline, Volkswagen s’inscrit dans cette danse un peu farfelue. On se demande tout de même qui est ciblé : l’artisan soucieux de son image ou le chef d'entreprise en quête d'attention lors des livraisons ? Un réel mystère. Et commentaires du constructeur sur l’absence de "business case solide" pour un van performant, une confession candide dans ce monde d'artifice.

Avec son équipement généreux, comme des phares Matrix LED et un volant chauffant, ce Transporter Sportline se présente comme du premium, même s’il reste ancré dans le domaine des véhicules utilitaires. À l'heure où nous parlons, il ne fait pas encore son apparition en France. Mais peut-être que d’ici quelques semaines, les routes seront envahies par ces monstres attrayants mais banalisés, mettant une fois de plus à l’épreuve notre patience et notre sens du ridicule.

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Source: www.automobile-magazine.fr

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Homme souriant dans une voiture classique.

Clarks

Je suis ce type qu’on appelle quand tout le monde a déjà dit que “c’était impossible”. Passionné de moteurs, d’odeur de cambouis et de cafés trop serrés, je passe mes journées à râler contre la modernité tout en bidouillant des trucs qui vont plus vite qu’ils ne devraient. J’ai un avis sur tout — surtout quand on ne me le demande pas — et je ne fais jamais les choses à moitié : soit c’est brillant, soit c’est catastrophique, mais au moins on s’ennuie pas.Je crois que le progrès a du bon, tant qu’il ne vient pas remplacer l’huile de coude, le bon sens, et une bonne vieille clé de 12. Mon style ? Direct, brut, parfois absurde, souvent drôle (en tout cas je me fais rire). Si tu cherches un type discret, politiquement correct et prêt à te dire ce que tu veux entendre… tu t’es clairement trompé d’établi.Mais si tu veux des idées, de la passion et un franc-parler qui sent l’essence : bienvenue.

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