Volkswagen sur le chemin de la rédemption, mais au détriment de ses employés
Maintenant, quelle surprise de voir Volkswagen, ce mastodonte de l’automobile, promettre de se réformer tout en achetant des billets pour la loterie de départ des employés. Comme si subir le Dieselgate n'avait pas suffi, voilà que l'on nous dévoile une stratégie de "réparation" qui sonne comme une mauvaise blague lors d'un dîner. Quoi de plus excitant ? Des millions dépensés pour séduire les consommateurs et des milliers de travailleurs sur la touche. Charmant, n’est-ce pas ?
La promesse d’un avenir radieux… à moitié
Selon les dires de Gunnar Kilian, le membre du directoire, "les efforts commencent à porter leurs fruits". Mais de quels fruits parle-t-on exactement ? Des pêches empoisonnées, peut-être ? Entre la fermeture d'usines et les 35 000 suppressions d'emplois prévues en Allemagne d'ici 2030, on se demande si cette rédemption ne vise pas plutôt à assainir les comptes que le bien-être des employés. Les promesses de "rémunération" ajustée et de congés prolongés sonnent bien mais n’ont rien de réjouissant lorsque l'on sait que la moitié des employés en riraient s'ils n'étaient pas déjà en train de pleurer.
Une éthique suspendue à un fil
En parlant d’éthique, Volkswagen a décidé d’adopter une approche d’économie par la réduction d'effectifs tout en vantant la transparence de ses nouvelles actions. Quelle ironie délicieuse ! La durabilité tant prônée par la marque doit probablement se faire dans un cadre allégé, où chaque départ est justifié par un "c'est pour le bien de l'entreprise". Qui aurait cru qu’être une entreprise responsable pourrait signifier faire marcher la responsabilité sociale aux dépens des salariés ?
Innovation ou illusion ?
Et parlons donc de ces innovations qui sont censées sauver la mise. La production de la mythique Golf thermique se dirige vers le Mexique. Parfait, n’est-ce pas ? L’Europe vend ses drapeaux de golf pour créer de l’électrique, tandis que les employés souffrent d’un gel des salaires pendant que l’on promet des hausses éclatantes par la suite. Comme si un gros chèque à la fin d’une pièce de théâtre pouvait effacer la douleur des coupes budgétaires et des ajustements de personnel. Mais après tout, qui a besoin de confiance des employés quand on a un produit qui "doit" plaire au marché? C’est un cycle sans fin, un rond d’osier que l’on trimballe comme une vitrine de magasin en attendant le prochain concurrent à la mode.
La route sera pavée de bonnes intentions
C’est ainsi que Volkswagen continue de faire sa propre route vers une rédemption dont on se demande si elle n'est pas un mirage. En réalité, elle semble à des années-lumière de ressembler à une véritable transformation par l'innovation et la responsabilité. Tout cela finira-t-il en feu d'artifice ou en fumée ? Les réponses sont dans les mots doux des communicants et le silence assourdissant des usines.
Source: www.auto-moto.com
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Volkswagen semble plus préoccupé par ses bénéfices que par ses employés. Triste réalité.
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