Une semaine de politique en Dordogne : zoom sur un programme aux ambitions multiples
La scène politique en Dordogne, c’est un peu comme une course en sac : tout le monde s’agite, mais personne ne va vraiment où que ce soit. Juste cette semaine, Émeric Lavitola, le candidat socialiste à la mairie de Périgueux, a décidé d’extraire ses griffes comme un chat vexé lors de son meeting. En balayant d’un revers de main ses adversaires, il a qualifié Michel Cadet de “défenseur d'un programme attrape-tout”, tout en lui reprochant de critiquer le SMD3 avec une directrice adjointe de celui-ci dans son propre camp. Qui a dit que la politique manquait d’humour ?
Mais ce n’est pas tout, l’irrévérencieux Antoine Audi, ancien maire et candidat à son tour, s’est vanté de disséminer pas moins de 18 000 tracts en trois jours. On pourrait penser que la politique, ce n’est pas que du papier à lettres agrémenté de promesses creuses, mais le tacticien en lui semble se réjouir que les chiffres aient leur propre poids. Les chiffres, c'est comme l'essence dans une voiture : sans eux, la machine s'arrête. Mais qui aurait cru que le candidat qui a éliminé un rond-point si pratique se retrouverait à devoir démonter des panneaux ? Cela donne une toute nouvelle dimension à l'art de la démolition !
À ce spectacle, on a un peu l’impression d’être à l’intérieur d’un mauvais film de série B. Les candidats se relaient au micro, faisant des promesses qui s'étiolent aussi vite qu'elles sont formulées. Ici, le sport s’invite même dans la politique : quand un club de tennis s'associe pour rappeler son indépendance vis-à-vis des candidats, on se dit qu'il reste encore des bastions de bon sens. Mieux vaut ne pas se fâcher avec les raquettes, n'est-ce pas ?
Et que dire de la stratégie d’Émeric ? Lors d’un moment de bravoure qu’il espérait glorieux, il a réussi à trouver un moyen de ne pas mentionner Delphine Labails, sa prédécesseure, pendant son discours. Comme un bon joueur de Taboo, il a contourné le nom en invoquant un “nous” collectif. Qui aurait pensé que la politique pouvait être aussi ludique ? Au moins, cela prouve qu'il faut parfois du flair pour éviter la mauvaise pub.
Dans cette chorégraphie politique, l'ambition de chacun reste étrangement semblable, jonglant entre promesses de développement, gouvernance, et un ferme désir de renouvellement. Les programmes s'accumulent comme des vieux tas de ferraille, scintillant avec des promesses de réformes. Mais la question demeure : qui, au final, réussira à tirer son épingle du jeu dans ce théâtre d’ombres ? À voir la manière dont ils s’étripent autour d’un monument, cela sent plus le désespoir que l’ambition.
La semaine touchera à sa fin avec un brin d’impertinence, mais à chaque coin de rue, le désir d’un changement reste tangible. La Dordogne sait s’amuser et faire du bruit. Qui sait ? Peut-être qu'à force de gratter sous la surface, des solutions émergeront du chaos ambiant.
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