Le Volkswagen Eos revisité : améliorations de fiabilité, mais des progrès restent à faire
Ah, le Volkswagen Eos! Ce coupé-cabriolet qui, dans l’imaginaire collectif, évoque un brin de romantisme et une bonne dose de désillusion. Peut-être est-ce dû à cette calandre à trois barrettes, qui aspire à un semblant de sportivité, un peu comme un acteur vieillissant s'accrochant à ses rôles de jeune premier. Comment ne pas être amusé par l'idée que presque une décennie après son lancement, l'Eos, tel un phoenix, renaît dans sa version restylée? Mais, comme pour tout ce qui touche à l’automobile, les améliorations de fiabilité présentent un lot d'interrogations.
Le retour du roi? Peut-être, mais pas sans défauts
Depuis février 2011, le Volkswagen Eos restylé a pris le relais de son prédécesseur avec le panache d’un bon élève qui frotte un dossier d’honnêteté sur la table. Un mélange de Golf et de Passat, il affiche non seulement un toit rétractable complexe à souhait, mais aussi une promesse d’habitabilité convenable. « Regardez-moi, je peux accueillir des passagers à l’arrière! » crie-t-il, mais l’importance du confort dans ce domaine risque d’être tout aussi criante que les récriminations des malheureux coincés là-dedans lors d’un trajet prolongé.
Des améliorations, certes, mais restent les soucis mécaniques
En y regardant de plus près, le bilan est mitigé. Ce modèle vient avec son lot de pièces d’usure, et contrairement à la réputation allemande de robustesse, le Eos a connu des joies un peu moins réjouissantes. Les problèmes de filtre à particules et de vanne EGR persistent, tout comme les cris de désespoir que l’on entend lorsque le turbo se met à faire des siennes. On se retrouve alors dans un film d’angoisse automobile où le héros, armé d'un tournevis, tente de sauver son Eos. L’ironie du sort veut que la promesse de fiabilité, vantée à grands cris, ressemble parfois à une blague moisie dont les chutes se mettent à vibrer dans le garage.
Avec des moteurs diesel de 140 ch bardés de problèmes récurrents, on peut légitimement se demander si la mécanique du modèle fait plutôt office de casse-tête que de tableau d'affichage annonçant la victoire. Malgré tout, ceux qui s’aventurent à acquérir ce modèle restylé peuvent se consoler en se disant que, par rapport à la première version, il est « globalement plus robuste ». Étrangement, ce a priori encourageant ne fait que rappeler que l'on a souvent peu d'options dans un monde automobile s'adonnant à des cavalcades incessantes. Le coût pour entretenir ce bolide s’avère raisonnable pour l’entretien courant, mais ne soyez pas surpris de voir la note grimper aussi vite qu’un KTM sur une route de montagne lorsque des réparations plus complexes doivent être envisagées.
Le prix du rêve: qu’en est-il de l’aspect financier?
Pour les amateurs de nostalgie et de cabriolets, le Volkswagen Eos peut sembler séduisant. Avec un prix d'entrée d'environ 11 000 € pour un modèle de 12 à 13 ans, on ne peut qu'espérer que façonner ce rêve ne coûte pas un bras. Mais attention! L’analyse des coûts réels va bien au-delà des simples euros dépensés. La version essence, de son côté, rôde dans la zone des 12 000 €, et il est clair que s’aventurer dans l’inconnu nécessite une liturgie de vérifications. Pas question de juste appuyer sur l'accélérateur et de prier pour que ça marche, à moins d’être casse-cou ou simplement convaincu que la chance est de votre côté.
La conclusion qu’on n'aimerait pas entendre
Avec une version restylée qui se prend parfois pour un super-héros tout en présentant une vulnérabilité typique d’un boxeur vieillissant, le Volkswagen Eos reste un modèle à la réputation contrastée. Pour ceux qui cherchent des améliorations là où d'autres ont échoué, la route peut bien se révéler encore semée d'embûches. Lorsque l’on met sous le microscope les innovations – comme le système de démarrage sans clé – l’on se demande finalement: est-ce que cette aventure en vaut vraiment la chandelle? À méditer, tout en sirotant une bière avec les amis dans un pub, à rêver de cette belle décapotable qui pourrait, bien sûr, nous trahir au premier coin de rue.
Source: www.caradisiac.com
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