: L'Auto-Journal explore la Volkswagen K70 entre atouts, faiblesses et innovations techniques
Imaginez, si vous le pouvez, un monde où Volkswagen, cette icône de la voiture allemande, ne se contente pas de ses moteurs à l’arrière, chauds comme des croissants sortis du four. En 1971, la marque a décidé de frapper un grand coup en s’appropriant les talents de NSU, apportant ainsi à la vie la Volkswagen K70, une berline à moteur avant qui a fait sans hésiter tomber tous les préjugés. Oui, en effet, du jamais vu dans un univers où la tradition se froisse comme une nappe à carreaux sous un toast trop beurré.
Dans cette époque, où chaque ministre semble vouloir imposer sa vision sur la route, la K70 se démarque avec des lignes qui laissent entrevoir son audace. Elle n'a pas cette esthétique sage des berlines surannée; non, elle opte pour une silhouette qui fait penser à une danseuse étoile, tout en gardant un petit air sérieux. Une expérience de conduite proposée par ce modèle rappelle les ballets techniques de la Ro 80, avec cette suspension à quatre roues indépendantes qui vous donne l’impression de flotter sur l’asphalte, même si les nids de poule tenteront de vous rappeler que la route n’est pas toujours un rêve. Mais attention, il ne s’agit pas d’une balade au parc; cette voiture est taillée pour l’aventure, même si elle ne dépasse pas les 158 km/h des promesses exagérées de son constructeur.
Et puis, il y a ce habitacle; un véritable chef d'œuvre d’allemandise bien tempérée. Quand les sièges stipulent ‘fermeté’ au départ, n’ayez crainte, car au bout de quelques heures de route, on s’y sent comme dans des bras d’ange. Mais à condition de faire preuve de patience; le confort ne se livre pas comme un espresso, mais plutôt comme une bière artisanale – il faut un peu de temps pour s’apprécier.
Les atouts indéniables de la Volkswagen K70
Conduire cette voiture est aussi sûr que de faire confiance à un serveur dans un pub bien noté. La tenue de route est exemplaire; malgré des conditions difficiles, elle vous fera traverser le monde sans une once d'appréhension. Un vrai miracle, vu que la plupart des véhicules dans ces années-là avaient plus de mal à rester dans la même voie que des lycéens en période d’examens.
Quant au freinage? Il ne vous laissera pas tombé. Sauf lorsque vous êtes en train de briser le record de vitesse sur un circuit aux pneus surchauffés, mais cela arrive même aux meilleurs d'entre nous. Qui n'a jamais senti cette petite montée d'adrénaline liée à un freinage un peu trop audacieux?
Les faiblesses à surveiller
Se mesure à quoi, le prix à payer pour ces atouts? Eh bien, la K70 n’est pas un bolide de Formule 1. Ses performances sont plus douces qu’un pudding trop cuit. Les 90 chevaux, mes amis, sont souvent trop réticents à se libérer, produisant une vitesse de pointe de 154,1 km/h, comme une tortue qui déciderait enfin de se lever pour prendre un café. À ce rythme, vous aurez largement le temps de lire un roman avant d'atteindre votre destination.
Sans oublier ce petit désagrément que l’on désigne du doigt à 110 km/h: la résonance. Cette douce mélodie - ou plutôt un bruit strident - est à éviter, surtout si l’idée est de garder son sang-froid. Une vraie berline, sinon ! Mais là encore, ce n'est pas tout. Imaginez un coffre immense, parfait pour tous vos bagages... mais pour accéder à la roue de secours qui s'y cache, vous devrez presque faire un Stephen Hawking, étant donné son placement judicieux au fond. Une simple crevaison peut se transformer en véritable mission spatiale.
Pour finir,, au-delà des déboires mécaniques, la Volkswagen K70 est une pièce d’histoire automobile, un lien vers les innovations techniques à venir. Elle est le fruit des ambitions de VW, une prouesse qui a ouvert des horizons, même si son appréhension à dépasser certaines limites rappelle aux anciens que le changement, même vers le meilleur, peut être parfois aussi douloureux qu’une décennie de mauvais goûts au cinéma. Pour les amateurs de belles voitures, cet essai nostalgique de L'Auto-Journal sur la K70 se révèle être un voyage à travers le temps qui ne laisse personne indifférent.
Source: www.autojournal.fr
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