Citroën récompense les collégiens avec mention au brevet par un bon de réduction sur la voiture sans permis Ami
En cette ère où la mobilité est érigée en véritable art de vivre par les jeunes, il n’est pas surprenant de voir une marque automobile se tourner vers l’avenir, même s’il ressemble parfois à un cartoon décoloré de la fin des années 90. Citroën, ce nom qui évoquait jadis des cylindrées audacieuses et des ingénieries iconiques, s'est récemment engagé dans une démarche des plus audacieuses : offrir un bon de réduction sur son tout petit modèle de voiture sans permis, l’Ami. Ce petit bijou de technologie pièce de musée, oh pardon, d’automobile, veut récompenser les collégiens méritants au brevet. Oui, rien que ça.
Une récompense pour la mention, vraiment ?
Imaginez la scène : des adolescents, la tête pleine de rêves de liberté, assis dans une salle d’examen, chacun espérant décrocher une mention au brevet. Pour ceux qui réussissent, Citroën leur propose, non pas la greener way of life d’un véhicule en bon état, mais un bon de réduction allant de 100 à 300 euros. Tout cela pour faire ses premiers pas dans l'univers de la mobilité électrique, à 16 ans, avec l’Ami ! Souvenons-nous pourtant que ce n'est pas une voiture mais un petit espace roulant, plus proche du fauteuil de jardin sur roues que d’une Citroën classique.
Une offre audacieuse pour un calendrier scolaire
Mais la véritable question qui se pose ici est : pourquoi diable Citroën tourne-t-il si habilement son regard vers les collégiens ? Près de 900 000 candidats au brevet se bousculent chaque année pour voir si leur nom est sur la liste, et cette offre pourrait bien séduire non seulement les jeunes, mais les parents, ah, ces éternels financiers de la mobilité adolescents. En fait, pour une mention assez bien, la ristourne s'élève à 100 euros ; pour la mention bien, on passe à 200 euros... et pour les sergents majors du collège, la mention très bien, un cadeau royal de 300 euros !
La passion pour les voitures sans permis en plein essor
À bien y réfléchir, l'engouement pour les voitures sans permis est tel que cela en devient presque comique. En l’espace de cinq ans, les immatriculations ont doublé, atteignant les 26 200 unités en 2023. Enthousiasmants, n’est-ce pas ? Ces engins sont désormais considérés comme des « solutions de mobilité » par famille, surtout celles qui ont l’habitude de sortir avec trois véhicules et plus. On évoque un véritable phénomène sociologique. Mais quelle place pour ces voitures dans l’esprit des adolescents ? Est-ce vraiment un symbole de liberté ou plutôt, un piège à loup encastré au cœur des embouteillages ?
En route vers l’avenir, mais à quel prix ?
Citroën parie sur l'Ami en tant que solution de mobilité pour les jeunes et le constat est relativement simple : 77% des acheteurs sont des parents de jeunes conducteurs. À les écouter, le bonheur d’avoir une voiture sans permis, c’est d’être le troisième ou quatrième moyen de transport dans une famille qui sait gérer les trajets. Alors, mérite-t-on de cartonner au brevet pour mettre le nez dehors dans un modèle si étriqué ? Que peuvent bien ressentir ceux qui espéraient passer le permis de conduire ?
Il faut reconnaître qu’à première vue, l'initiative de Citroën pourrait séduire une certaine frange de la population, mais en plongeant un peu plus profondément dans l’absurdité de la démarche, il s'avère que la question majeure est de savoir si ces collégiens seront réellement tentés de sortir leurs économies pour acquérir un petit engin qui n'a pas dépassé les limites de concept. Le 10 juillet, au moment des résultats scolaires, la question se posera à des millions de jeunes ; entre les joies des mentions et le désespoir des notes moyennes, n’aurait-on pas mieux fait de s’occuper de leur avenir académique via des subventions pour un bon vieux permis de conduire ?
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