« Avec 20 000 km parcourus chaque année » : sur l’île de Batz, un transporteur unique au service des passagers

Il faut sérieusement se demander ce qui passe dans la tête des élus lorsqu’ils imaginent l’accessibilité d’une île aussi charmante que l’île de Batz. Qui aurait cru qu’un petit bout de terre partiellement oublié des touristes pourrait devenir un exemple brillant de transport local, offrant un service unique qui devrait faire rougir d’envie bien des villes sur le continent ?

Jean-Luc Gaurichon, le roi des petites routes

Dans ce décor de carte postale, on trouve un homme de l’ombre : Jean-Luc Gaurichon, l’unique transporteur de l’île. À 57 ans, ce chauffeur de VTC fait les beaux jours des Îliens et autres visiteurs avec son Batz-Axi, une Citroën Jumpy électrique qui fait littéralement des allers-retours depuis les premiers ferries jusqu’aux dernières lueurs du soir. Avec environ 20 000 km parcourus chaque année, il pourrait presque être élu maire du coin – oh wait, il a déjà un emploi !

Les délices de la maîtrise des routes étroites

Pour un continent où les autoroutes se comptent par centaines et où les embouteillages sont quotidiens, l'île de Batz représente un défi unique. Ses petites routes sont un véritable parcours du combattant, où croiser un vélo peut se transformer en opération commando. « Quand j’ai rendu mon premier véhicule, on va dire que j’ai eu quelques frais de carrosserie ! », se marre le quinquagénaire, laissant imaginer les aventures rocambolesques qui ont émaillé ses débuts sur les routes insulaires.

Il faut dire que l’île, avec ses 3 km², est tout sauf un modèle d’efficacité routière. Entre les piétons, les vélos, les tracteurs, et cette mer irrationnelle de vacanciers en été, naviguer devient un sport de haut niveau. Mais Jean-Luc, avec son sourire contagieux, a pris ce défi aux yeux, persuadé que sa mission n'est rien de moins qu'assurer la mobilité insulaire pour cette communauté.

Un service tout en nuances

En plus des trajets pour rendez-vous médicaux, Jean-Luc se transforme en véritable facteur des temps modernes, transportant des colis et même des prises de sang. N’imaginez pas trouver un service semblable sur le continent, où l’unique chose qu’un Uber transporte, c'est la frustration de ses passagers.

Économie locale et touriste en goguette

À lui seul, Jean-Luc réussit presque à faire de l’île une vitrine du service client. En été, il doit déplacer au moins une tonne de bagages par jour. Pour un homme de son expérience, qui est passé par tous les métiers imaginables, de marin à restaurateur, ce n’est donc pas qu’un simple boulot, c’est un acte d'amour envers sa bien-aimée île.

Les prix ? Entre 10 et 20 euros, selon le nombre de valises à transporter, ce qui est une aubaine si l’on considère qu’un bon vieux taxi sur le continent pourra vous coûter un bras pour un trajet de quelques kilomètres.

Les défis à relever

  • Rues étroites, où la marche arrière est un art.
  • Été chargé et coordination avec les horaires de ferry.
  • Attente des services publics pour l’amélioration des infrastructures.

Quand l’été touche à sa fin, Jean-Luc ne pense pas à ses vacances, mais à qui le remplacera pour transporter les plus fragiles de l'île, un exemple de dévouement qu’on ne retrouve souvent que dans les meilleures histoires de cinéma.

Des projets à venir

En regardant vers l’avenir, l’île doit réfléchir à son développement. Pourquoi ne pas envisager un réseau de transports publics plus adapté, permettant d’améliorer l’accessibilité pour tous ? Peut-être même une navette maritime régulière pour lier les différentes régions de la Bretagne ? Non, attendez, pas trop vite, il faut d’abord apprendre à se garer sans rayer les voitures !

Alors, la prochaine fois qu’une île vous semble trop petite pour être efficace, pensez à Jean-Luc et à son service unique. Après tout, où d’autre pouvez-vous trouver un homme qui parcourt 20 000 km chaque année pour faire le lien entre les Îliens et leurs vies quotidiennes ? À plus de 20 euros le trajet ? C’est ça, le prix du service. La fin justifie souvent les moyens, même s’ils sont un peu cabossés !

Source: www.letelegramme.fr

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Homme souriant dans une voiture classique.

Clarks

Sono quel tipo che chiamano quando tutti hanno già detto: “È impossibile”.Appassionato di motori, del profumo di grasso e di caffè troppo ristretto, passo le mie giornate a brontolare contro la modernità mentre smanetto con cose che vanno più veloci di quanto dovrebbero.Ho un’opinione su tutto — soprattutto quando nessuno me la chiede — e non faccio mai le cose a metà: o viene fuori qualcosa di geniale, oppure è un disastro totale. Ma una cosa è certa: non ci si annoia mai.Credo che il progresso abbia il suo valore, purché non sostituisca l’olio di gomito, il buon senso e una bella chiave da 12.Il mio stile? Diretto, grezzo, a volte assurdo, spesso divertente (almeno io mi faccio ridere).Se cerchi uno discreto, politicamente corretto e pronto a dirti quello che vuoi sentire… hai sbagliato banco da lavoro.Ma se vuoi idee, passione e un modo di parlare schietto che sa di benzina: benvenuto.

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