« Il y a le feu au lac » : Louis Gallois tire la sonnette d’alarme sur la compétitivité de l’industrie européenne face à la Chine
Il y a des jours où l’on se demande si l'Europe n'est pas devenue la belle endormie des contes de fées, en attendant que l'industrie chinoise vienne lui glisser une pomme empoisonnée. Louis Gallois, cette figure légendaire de l'industrie française, a quand même osé sonner la sonnette d’alarme en affirmant, avec une assurance détonante, qu'il y a « le feu au lac » ! Ça, c'est un coup de feu bien placé, ou du moins une frappe en plein cœur de cette Europe qui se laisse distraire par des querelles de clocher pendant que le reste du monde passe tandis que son moteur s'encrasse.
Une industrie européenne en péril
Il faut le dire, la situation de l’industrie européenne ressemble à celle d’un vieux conducteur de bus qui essaie de braver la tempête avec un moteur fatigué et des pneus crevés. Gallois, ancien pilier d’EADS et de la SNCF, a fait une intervention pleine de verve à Bercy pour expliquer que l’Europe, au lieu de s’attaquer à ses défis, préfère s'asseoir à la terrasse d’un café, un croissant à la main. Cela ne peut que faire sourire les géants chinois, qui, eux, n'attendent pas pour renforcer leurs positions.
Le revirement allemand
Et puis, cerise sur le gâteau : les Allemands, en bons conducteurs de BMW, ont changé de trajectoire. Qui aurait pensé qu’un pays aussi rigide dans ses positions pourrait soudainement réaliser qu'il fallait revendiquer une préférence européenne? C'est une révélation presque aussi incroyable que de voir un éléphant danser le ballet ! Pourtant, cette notion ne suffira pas, et Gallois le sait pertinemment. Pour lui, il faut une politique industrielle audacieuse, centrée sur l'innovation et les nouvelles technologies, tant que l'on n'est pas encore tombé dans la vallée de la désindustrialisation.
Des solutions ? Oui, mais lesquelles ?
Examinons la situation avec lucidité. Gallois évoque 22 propositions, toutes plus appétissantes les unes que les autres. Avez-vous déjà essayé de cuisiner un plat compliqué sans recettes ? C’est un peu comme ça que l’Europe fonctionne. On doit réévaluer le coût du travail, l'éducation, le dialogue social — à vrai dire, c’est un menu à trois services où tout doit être servi sur un plateau d’argent.
- Réduire les coûts : Oui, il faut du pain et du beurre pour faire tourner la machine.
- Formation professionnelle : Assez de théories, place à l’action !
- Énergie verte : Ne pas glisser sur des peaux de banane à chaque virage.
Rester vigilant face à la concurrence chinoise
Les déclarations de Gallois fascinent, mais imposent aussi de rester vigilant. Alors, on se demande : l’Europe a-t-elle encore l’ardeur de ses aïeux ? En observant l’avancée de la concurrence chinoise, on comprend que l'horloge tourne. La Commission européenne a déjà proposé de réindustrialiser le continent en se focalisant sur le made in Europe. Mais qu'est-ce que cela signifie vraiment ? Rendre obligatoires un approvisionnement local ? Une fable si cela se déroule comme un conte de fées. Les entreprises devront sérieusement repenser leur stratégie si elles ne veulent pas se faire balayer par cette tempête financière qui approche.
Pour conclure cette exposition, la pointe d'ironie est de se dire que, pendant qu’on débat sur ces questions hautement stratégiques, des petites mains en Chine sont déjà en train de s’affairer autour de lignes de production flambant neuves. C’est pas la carte du monde qui est déformée, c’est bien notre vision ! À ce rythme, l’industrie manufacturière européenne risque de se retrouver dans un antique musée, tandis que le dynamisme asiatique mettra son tableau d'équipe sur les papiers peints des chapelles industrielles.
Source: www.boursorama.com
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