Volkswagen revoit à la baisse ses prévisions annuelles, frappé par une charge exceptionnelle de 10 milliards d'euros
Il est presque comique de voir les grandes manœuvres des géants de l'industrie automobile, n'est-ce pas ? Volkswagen, autrefois couronné comme le roi de l'automobile européenne, se voit aujourd'hui dans une position déplorable, le tout, grâce à une charge exceptionnelle de 10 milliards d'euros qui pourrait faire sauter le couvercle de n'importe quel pot de confiture des plus raffinés. Le constructeur a révisé ses prévisions annuelles à la baisse, annonçant une marge bénéficiaire concoctée qui tomberait entre 1% et 5,5%. Cela serait à pleurer si ce n’était pas si risible.
Les actions de Volkswagen ont chuté comme une pierre au fond de l'eau à la Bourse de Francfort, perdant plus de 8% en une journée. Imaginez le tableau : l'indice DAX, là, tout tranquille, dégringole de seulement 1,63% alors que Volkswagen fait un plongeon acrobatique, propulsé par cette hécatombe financière. C'est le genre de spectacle que l'on pourrait s'attendre à voir à un cirque, mais là, le clown, c'est la direction de Volkswagen.
Cela fait des lustres que le vrombissement des moteurs Volkswagen n'évoque plus que l'écho d'une époque dorée. Entre la concurrence effrénée des fabricants asiatiques, la faiblesse du marché chinois et ces restrictions budgétaires payées rubis sur l'ongle, le géant a dû recourir à des provisions pour suppressions d'emplois — une calamité qui doit lui faire perdre le sommeil. Qui aurait cru qu'un jour on parlerait de Volkswagen comme d’un « cas d’étude en gestion de crise » ? Peut-être que l’un ou l’autre de leurs dirigeants voudra bien remettre la main sur leur carte de formation. Ou pas.
Les bonnes vieilles voitures Audi et VW ne semblent plus attirer les acheteurs, qui se ruent vers les voitures électriques à batterie comme des enfants dans un magasin de bonbons. Et pendant qu'ils sont à ça, Volkswagen continue de se battre contre des vents contraires qui, ma foi, feraient rougir n’importe quel marin. La carte des résultats financiers devient plus trouble à chaque annonce et, malgré les accords avec les syndicats pour faire des économies drastiques, le coût de cette stratégie de réorganisation semble s'élever. On parle ici de près de 16 milliards d'euros selon certains analyses, ce qui donnerait des sueurs froides même au plus riche des oligarques.
En somme, le grand navire Volkswagen tangue, mais au lieu de faire sa demi-tour, il semble perdu dans une tempête de chiffres. L’avenir devient non seulement incertain mais aussi de plus en plus sombre. Tandis que les prévisions de bénéfices rétrécissent comme peau de chagrin, il semble qu'une tempête se prépare dans le ciel clairsemé de l'industrie automobile. Et qui sait ? Peut-être que la solution réside dans un retour aux sources, avec ce charme rétro et absurdement classique des voitures à l’ancienne. Ou alors, il faudrait vraiment prendre une bonne tasse de thé pour digérer tout ça.
Source: www.boursorama.com
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