Audi et Raï exhortent à la confiance et aux réformes pour surmonter les crises libanaises
Il semblerait que le Liban soit un pays où l'on s'efforce de trouver du bon sens au milieu du chaos ambiant. Ce dimanche, le métropolite Élias Audi et le patriarche maronite, Béchara Raï, ont pris la scène pour exposer leurs préoccupations dans une série d'homélies qui auraient pu être écrites par un scénariste de tragédies grecques. Avec un dosage parfait de foi, de plaintes et d'idées un peu floues, ils ont appelé à une "confiance" renouvelée et à des "réformes" qui, avouons-le, pourraient tout aussi bien être le titre d'une série d'auto-écoles libanaises. Faute d'un vrai leadership, quoi de mieux que de s'appuyer sur des sermons pour redonner espoir ?
Audi ou comment l'histoire se mêle à la spiritualité
Le métropolite Audi, présidant la messe à la cathédrale Saint-Georges, a fait un lien entre la spiritualité et les enjeux nationaux d'une manière qui ferait rougir un politicien. En évoquant le quatrième concile œcuménique de Chalcédoine, il a non seulement rappelé la double nature du Christ — un peu comme une voiture qui se transforme d'un mode de conduite à un autre sans préavis — mais a également déclaré qu'il fallait se tenir fermement à la vérité. Avec un pays en proie à des crises répétitives, savoir ce que l'on défend peut ressembler à essayer de choisir entre un SUV Audi et une berline – un vrai casse-tête.
La Constitution comme doctrine
Des réflexions sur la Constitution libanaise ont suivi, où Audi a plaidé pour des réformes "urgentes", à travers une gouvernance transparente. Le tout semble aussi réalisable qu'un avènement de voitures électriques au Liban sans source d'électricité. Pourtant, ce qu'il propose semble plus engendrer des joutes verbales que des actes concrets.
Raï : Le noyau de la famille comme squelette de la nation
De son côté, le patriarche Raï a donné un nouveau sens au concept de la famille, la présentant comme "le noyau stable" de la société. Nous serions presque tentés de le croire si cette même famille n'était pas en crise à cause de difficultés financières et d'un manque de perspectives. "#FamilyGoals" prend un tout autre sens lorsque l'on parle de survie, n'est-ce pas ? D’après lui, la famille bâtie sur la foi donne espoir à la nation. En d'autres termes, tant que vous êtes confiné à écouter des sermons en famille, tout devrait bien se passer.
Les liens entre famille et nation
Sa vision d'un Liban comme modèle de coexistence est aussi chaleureuse qu'une bolée de chocolat chaud au coin du feu, mais la réalité est plus froide que jamais. Avec un pays qui souffre de l'absence de solidarité et de développement, l'enthousiasme suscité par de belles paroles fait un peu office de bandage sur une plaie béante. Les aspirations d'un "Gouvernement au rabais" semblent un peu trop optimistes. Quand l'interlocuteur du sermon de grand-messe parle d'un avenir florissant alors qu'une chute économique menace, le décalage est presque comique.
Confiance, réformes et leadership
Aujourd'hui, au Liban, alors que les institutions semblent sur le point de tomber en ruines, les deux hommes appellent à un engagement fort. Ne serait-ce pas le bon moment pour Audi et Raï de passer du dialogue à l'action, ou de faire appel à la confiance retrouvée pour mobiliser la nation ? L'absence de leadership efficace dans la classe politique n'est pas un mythe, c'est un fait, souvent illustre de l'art d’ignorer les véritables problèmes. Une belle réforme, cela commence par la volonté des dirigeants d’admettre leurs erreurs. Mais avec un niveau de déni digne d'un petit enfant qui cache sa bêtise sous le tapis, cela semble compromis.
Enfin, où va-t-on ?
La spiritualité et la nation s'entrelacent comme les fils d'une tapisserie – mais là encore, même un bon artisan aurait du mal à trouver les bonnes couleurs. Pendant ce temps, les Libanais continuent de souffrir sous le poids des crises libanaises, espérant que les belles paroles se transforment un jour en actions concrètes. Peut-être qu'un jour, les sermons seront plus qu'un cri dans un désert de ambiguïtés politiques. Mais pour l'instant, on se contentera de rêver, non ? Après tout, qui aurait cru que ces homélies de dimanche ressembleraient à un plan d'affaires pour la renaissance du pays ?
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