Citroën se défend face à l'affaire Takata avec une stratégie médiatique à l'occasion du 14-Juillet
Les temps sont durs pour Citroën. Alors que l’on parlerait plus facilement des airbags défectueux de Takata que des charmes de la marque française, le constructeur a choisi de déployer une stratégie médiatique brillante à l’occasion du 14-Juillet. Une opération destinée à noyer sous le patriotisme les désagréments d’un passé récent, comme on enfouit un cadavre sous une pelouse bien verte.
Un film pour masquer un scandale
Citroën, apparemment lassé de voir son nom traîné dans la boue à cause de l’affaire des airbags Takata, nous dévoile un film intitulé « Citroën partenaire de toutes les révolutions françaises ». Oui, vous avez bien entendu. Une épopée qui célèbre non pas une pelleteuse de recos, mais bien des voitures historiques. Mieux qu’un livre d’histoire, cette œuvre cinématographique nous plonge dans un patchwork d’archives, seyant comme un vieux costume à un mannequin de mode moderne. Que fait-on de la sécurité des clients pendant ce temps ? À vrai dire, il semble que ce soit le choix entre se courber devant un drapeau tricolore ou risquer sa peau dans une Citroën peu fiable.
Du patriotisme à la sauce Citroën
Étrangement, ce film fumeux ne présente même pas les modèles actuels comme la pimpante C3 ou la célèbre AMI, véritables icônes de la modernité. Au lieu de ça, on assiste à une parade de vieux modèles, témoins d’une époque où Citroën brillait sans être éclaboussée par un épisode de scabreux à la Takata. Que serait-ce, donc, si non une tentative désespérée de passer d’un constructeur automobile à une sorte de |monument historique, idéal pour séduire le public ébloui?
En prime, cette sortie survient juste après que la marque a été contrainte de rappeler ses véhicules – une corvée mise sous silence par tous ses concurrents. Ce qui donne l’odieuse impression que « Citroën paie pour les autres ». La marque française, réputée pour son audace et sa communication percutante, aurait-elle ainsi l'esprit à revendre ?
Une danse avec le drapeau tricolore
Le porte-parole de Stellantis, le groupe qui chapeaute Citroën, a exprimé son ras-le-bol face aux reportages liant sans cesse la marque à ce fameux équipementier. Ce dernier, Takata, n’est pas exactement le meilleur ami des automobilistes. Chaque nouvelle révélation sur ces airbags défectueux est un nouveau coup à la réputation de la marque. Les esprits chagrins pourraient dire que cette stratégie arbore tous les traits d’un clown cherchant à cacher son nez rouge.
Avec des phrases accrocheuses comme « Citroën, c’est la France qui avance, qui ose ! », on se demande si la fabrication de voitures est aussi inspirante que les révolutions passées. Ce vent de patriotisme, même s’il fleure bon la nostalgie, pourrait bien s’envoler à la première révélation d’un nouvel incident. Certes, il y a un part de fierté à être associé à l’innovation, mais comment rester digne lorsque la sécurité de ses véhicules s’avère, tout simplement, discutable ?
Des promotions à la hauteur des aspirations
Pour agrémenter cette fête nationale, Citroën propose une petite « promotion » pour les clients qui commandent une nouvelle voiture pendant l’été. Une peinture aux couleurs du drapeau français gratuite. Une manière savoureuse de marier marketing et innovation, mais franchement, est-ce cela qu’on appelle faire d’une pierre deux coups ? Le danger de l’arbre qui cache la forêt pourrait bien se concrétiser ici.
Quoi qu’il en soit, dans cet océan de feux d’artifice patriotiques, une question demeure : Citroën, malgré tous ses efforts, parviendra-t-elle à ramener le regard des consommateurs de ses modèles passés vers un futur plus prometteur, sans la méfiance d’un souvenir trop récent ? À voir dans les mois suivants, génération C3 en tête.
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