Dieselgate : Volkswagen jugée coupable pour la première fois en France
Les bons vieux jours de l'automobile, où l'odeur de l'essence mêlée à celle du cuir de vos sièges valaient leur pesant d'or, semblent de plus en plus loin. Aujourd'hui, il s'agit de diesel, de tricheries, et de la plus grande farce du secteur automobile, le fameux Dieselgate.
Une première condamnation qui donne le sourire (jaune)
Le 5 mai dernier, la cour d'appel de Pau a tranché la question, une fois pour toutes, en déclarant Volkswagen coupable de son odieuse manipulation. Après près de dix ans de tergiversations, le constructeur allemand doit verser 100 000 euros à l’association de défense des consommateurs CLCV. Pour un préjudice collectif, s’il vous plaît, un véritable bonbon au miel pour ceux qui ont cru aux belles promesses des voitures “propres”.
Retour sur le grand cirque de la pollution
La saga a commencé en 2015. Une révélation qui a secoué le monde comme une tasse de thé tenue par un balourd. L'Agence américaine de protection de l'environnement a révélé que Volkswagen avait équipé jusqu'à onze millions de véhicules d’un logiciel frauduleux. Ce petit bijou, surnommé “defeat device”, était si intelligent qu’il savait quand il était passé sous les yeux scrutateurs des testeurs. En mode « homologation », il se comportait comme un ange, mais sur la route, il se déchaînait, crachant des oxydes d’azote jusqu'à quarante fois plus que les normes permises.
Conséquences d'un mensonge géant
Ce jugement ne se limite pas à une simple sanction. C'est un camouflet pour Volkswagen et une avancée pour les consommateurs victimes de cette supercherie. Près de 950 000 véhicules immatriculés en France, tous équipés du moteur EA189, étaient concernés. Les juges ont clairement statué que le constructeur avait manqué à son obligation de délivrance conforme. Une défense qui ressemble à une mouche dans le lait, tant elle est peu convaincante.
Une justice qui peine à avancer
Bien sûr, tout cela pourrait sembler être une victoire éclatante pour ceux qui sont tombés dans le piège de la simplicité gangrenée par la fraude. Toutefois, rappelons-le, cette décision ne va probablement rien changer sur le terrain. Les 100 000 euros risquent de rester coincés dans les arcanes judiciaires, sans passer dans les poches des victimes. Pour ceux qui avaient vu leur voiture plonger en valeur, ce jugement apparaît tel un mirage, plus qu'une oasis. Comme si l’on promettait de rembourser un mauvais humoriste pour un spectacle qu'il n’a jamais donné!
Les implications à venir
Avec un pourvoi en cassation laissé en suspens, les routes juridiques restent encore parsemées d’embûches. Et que dire des indemnisations ? Elles semblent encore aussi lointaines qu'un soleil en plein hiver. La prochaine bataille se jouera devant le tribunal de Soissons, on ne peut qu’espérer une issue fructueuse pour ces automobilistes pris dans la tempête. Un procès qui pourrait bien commencer à éclaircir cette histoire sombre de fraude et de pollution.
Le Dieselgate : une fable moderne pour un monde en mutation
Le scandale automobile s'étend bien au-delà d'une simple trahison envers les consommateurs. C'est une alerte sur ce que l'industrie de l'automobile devient, où la rentabilité écrase la responsabilité. L’histoire continue et, espérons-le, pourra offrir bientôt aux automobilistes victimes la justice qu’ils espèrent. Mais fondamentalement, l’inquiétude persiste: si Volkswagen peut s'en tirer avec cela, qu’en sera-t-il de la prochaine “grande idée” en matière de transport ?"
Source: fr.news.yahoo.com
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