Volkswagen révise à la baisse ses prévisions de bénéfices, impacté principalement par la conjoncture en Chine
Il y a des jours où les nouvelles économiques ressemblent à des coups de marteau sur une tête de clou. Prenez Volkswagen, par exemple. Ils viennent d’annoncer une révision à la baisse de leurs prévisions de bénéfices, et pas juste à la marge, mais bien comme si quelqu’un avait décidé de donner un coup de pied dans un jouet de luxe au milieu d’une vente aux enchères. Tout cela, exclusivement à cause de la conjoncture en Chine, ce territoire mystérieux où les fortunes se font et se défont avec la même rapidité qu’un éclair.
Quand le marché chinois s’effondre
L’erreur tragique, ou peut-être la naïveté, vient du fait que Volkswagen a trop misé sur un marché chinois considéré comme la bouée de sauvetage de l’industrie automobile. À présent, le constructeur allemand se retrouve avec un bénéfice net qui chute de 32,9 %, et c’est comme si l’on voyait une vieille voiture s’écraser dans un mur de briques: c’est moche, et ça fait mal. La prévision de marge opérationnelle ? 1 %, un chiffre qui aurait fait rire si cela n’était pas si tragique. Auparavant, on évoquait 4 % à 5,5 % – des promesses de grandeur qui s'évanouissent aussi vite qu’un mirage sur une autoroute du désert.
Une tempête parfaite
Dans un contexte où la concurrence des marques automobiles chinoises se fait de plus en plus pressante, Volkswagen doit faire face à un marché en contraction de 20 %. En d’autres termes, pendant que les patrons de VW se frottaient les mains pensant que la Chine était leur Eden, la réalité s’est transformée en un véritable cauchemar. Par-dessus cela, les coûts de restructuration prévus s’annoncent colossaux, avec 10 milliards d'euros de pertes en ligne de mire. Oui, 10 milliards, un montant qui pourrait faire pâlir même la personne la plus insensible financièrement.
Des conséquences désastreuses
La panique qui s’installe dans les bureaux de direction est palpable, au point que les employés préparent déjà leurs CV en envisageant l’avenir incertain de leurs postes. Le groupe prévoit la suppression de 100 000 emplois d’ici 2030, ce qui pourrait faire plus de bruit qu’une Ferrari qui monte en régime. Ajoutez à cela des retraites anticipées et une usine prévue pour être reconvertie en site de production de matériel de défense, et vous avez le tableau d’un géant qui se retrouve en pleine tempête sans aucun gilet de sauvetage.
Les actions de Volkswagen, après ce coup de tonnerre, ont subi une chute de 7,5 %, entraînant également dans leur sillage les valeurs de Mercedes-Benz et BMW qui, dans une danse macabre, n’ont pas voulu être laissées sur le bord de la route. Le monde de l’automobile est sévère, et cela fait longtemps que les constructeurs ne peuvent plus se permettre de faire les vedettes.
Une industrie en pleine mutation
Face aux difficultés économiques actuelles, l’ensemble de l’industrie automobile se voit obligée de s’adapter rapidement. Il ne s’agit pas simplement d’une récession, mais d’un bouleversement complet des modèles d’affaires. La montée en puissance des véhicules électriques, alimentés par la hausse des prix du carburant, est saluée, mais il serait un peu présomptueux de penser que les marges de profit suivront en conséquence. Volkswagen, avec tout son savoir-faire, se retrouve dans une course où le but semble changer à chaque virage.
Il est temps de se demander si le géant allemand a encore le dernier mot, ou s’il va finir par suivre le chemin de nombreux autres qui ont sous-estimé l'impact du marché chinois. Les temps sont durs, et dans ce contexte, les blagues sur les voitures allemandes faisant les poubelles peuvent devenir réalité. Qui a dit que l'automobile était un secteur ennuyeux ? La bataille pour l’avenir commence, et elle promet d’être tout sauf banale.
Source: boursorama.com
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