Citroën SM 1972 : L'élégance du Grand Tourisme à la française
Ah, la Citroën SM de 1972 ! Ce monument en marche de l'automobile française, qui, on peut le dire, a presqu'adopté un caractère divin dans l'univers des voitures de grand tourisme. Mais à y regarder de plus près, quel drôle de casse-tête cette beauté dissimule-t-elle sous sa carrosserie aux courbes futuristes ? Pour les amateurs d’automobiles stylées, entrer dans une SM, c'est un peu comme s'asseoir dans un fauteuil Louis XVI… si Louis avait décidé d’y intégrer des suspensions hydropneumatiques. Gageons que ce ne soit pas tout le monde qui pourrait se vanter d’avoir un tel bijou dans son garage.
Une merveille française qui aurait pu faire tourner le monde
Jacques Duval n'y va pas de main morte dans son essai routier de 1972 : « Citroën réinvente l’automobile ». Franchement, entre ses mains, la SM devient rapidement une sorte de diva sur roues. Imaginez, ce grand tourisme qui allie finesse et puissance, un peu comme si l’Alpine la plus aguerrie avait pris un cours de danse avec une ballerine de l’Opéra de Paris ! Pourquoi s’arrêter là ? La SM arrive sur le marché avec un glorieux V6 affûté par Maserati, qui avait tout pour lui… tant qu’on ne lui demandait pas d’évoluer sous la torture d’un plein d’essence.
Le coeur un peu trop affamé du V6
Malheureusement, avant même que la SM puisse revendiquer sa place dans le cercle restreint des véhicules de rêve, elle est confrontée à quelques maux chroniques. Entre ses soucis de fiabilité, son appétit d’ogre pour le carburant et cet improbable choc pétrolier de 1973, on se retrouve face à un paradoxe. Viser l’excellence et finir par inquiéter ceux qui craignent de passer à la pompe avant d'entre dans un restaurant chic ? On voit déjà le tableau : des conducteurs en smoking tremblants, leur tableau de bord affichant des compte-tours prometteurs... mais pas beaucoup de centimes dans leur poche.
Une technologie avant-gardiste
Sur la SM, la suspension hydropneumatique est un exemple de génie à l’état pur. C'est un peu comme si on avait décidé d'élargir le champ des possibles, en remplaçant des ressorts par une huile moussante, un peu comme un cocktail expérimental dans un bar illégal des années 20. Un « LHM » (Liquide Hydraulique Minéral) qui défie les lois de la mécanique classique, envoyant les sphères vertes en apesanteur comme des petits ballons lors d'une fête d'anniversaire. Qui l’eût cru ? Une direction qui se déplie sous vos doigts tel un napperon en satin, un vrai régal pour ceux qui n'ont jamais eu à craindre la gravité.
La magie des détails
Et que dire de cet habitacle adoré par les juges de luxe automobile ? Des cadrans ovoïdes comme des œufs au plat, un volant monobranche qui rappelle les créations de Delahaye, le tout enveloppé d’un cuir d’un chic irrésistible – tout ça illuminé par la douce lumière des années 70. On pourrait s’y perdre des heures, juste à admirer cette quintessence d’un savoir-faire haut de gamme en face de ses homologues américains.
Une expérience de conduite unique
Monter à bord de la SM, c'est une danse avec le diamant. Il faut caresser la pédale d'accélérateur et attendre que le moteur se réveille, comme un lion qui s'étire au soleil du matin. Le plaisir de conduite, bien que dépourvu de la frénésie d’un bolide de course, est tout de même un pur délice, surtout lorsque la qualité de la suspension transforme un passage à niveau en simple charpente de fonctionne. Calme, sereine, la SM est un véritable tapis volant sur le bitume rugueux du Québec...
Un lien historique avec l’automobile française
Et que dire des autres marques françaises, comme Peugeot, Renault, ou même les nobles Facel Vega et Bugatti ? Lors d'une petite discussion autour d'un verre, qui ose affirmer que la SM ne mérite pas son trône dans l'histoire des voitures d'exception ? Comme un vin rouge de Bordeaux, elle s'affine avec le temps, prenant de la valeur avec chaque année qui passe. Un bijou à contempler, que ceux qui lui sont indifférents n'osent jamais juger. En parlant de juges, que penserait Talbot-Lago de cette audace française à l'italienne ? Une danse macabre sur roues, peut-être !
Qui aurait cru qu’une voiture aussi prestigieuse finirait par revêtir un tel caractère de légende ? Néanmoins, le seul véritable tournant serait… de faire une halte chez le garagiste ! Les histoires de voiture sont souvent les meilleures, mais celles de la Citroën SM sont de vraies épopées.
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