Leasing social : exclusion quasi totale des véhicules étrangers
Le leasing social, ce petit bijou de la politique sociale française, semble finalement avoir trouvé un nouveau défi: exclure presque entièrement tout ce qui vient de l'étranger. Avec un soupçon de protectionnisme, cette troisième édition s'attaque à un marché automobile déjà en proie à des changements radicalement absurdes.
Un programme aux intentions louables, mais aux résultats abracadabrants
Lancé en 2024, ce dispositif se vantait d'être le héros de la mobilité sociale, permettant aux familles modestes de louer un véhicule électrique pour environ 100 euros par mois. Quelle belle promesse! En attendant, cette offre a aidé plus de 100 000 Français à embarquer dans des voitures électriques. Cependant, la réalité, elle, est tout autre. Chaque édition depuis sa création a affiné son portrait, transformant cet outil en une sorte de loto où le gagnant est étrangement souvent local.
Un critère d'éligibilité des plus farfelus
Imaginez cela: pour bénéficier de l’aide, il faut non seulement être en dessous d’un revenu fiscal qui ferait pleurer un banquier (16 880 euros par part, pour être précis), mais encore parcourir plus de 8 000 kilomètres par an. Mais attendez, ce n’est pas tout! Les véhicules doivent peser moins de 1 800 kilos, vous savez, assez léger pour voler, mais pas assez pour transporter votre famille. Adieu, Renault Scenic et Volkswagen ID.4, bienvenue dans ce monde où tout doit être compact et, surtout, local.
Une guerre contre les véhicules étrangers
La claque la plus mémorable reste sans doute l’exclusion massive des véhicules étrangers. La plupart d'entre eux, même ceux dont le rapport qualité-prix aurait fait rougir n'importe quel dirigeant automobile, sont laissés de côté sous prétexte qu'ils ne répondent pas à ces critères nébuleux. Qui aurait cru qu’en 2026, l'électromobilité se transformerait en un jeu de chaises musicales où seuls les véhicules fabriqués en Europe peuvent prétendre à l’invitation?
Cette stratégie, bien que drapée dans un manteau de « soutien à l’économie locale », ressemble de plus en plus à une discrimination qui permet de mettre sur un piédestal certains constructeurs, tout en coupant l’accès à de nombreux modèles abordables et innovants, pourtant parfaitement adaptés aux besoins des automobilistes.
La fracture économique qui s'installe
En se concentrant sur la politique sociale à tout prix, le gouvernement risque en fait d'accroître les inégalités. Alors que les loyers de location augmentent et que les modèles disponibles se réduisent, l'accessibilité à une voiture électrique devient un rêve pour de nombreux Français. Le choc avec la réalité est brutal. Et si la promesse de faciliter la transition énergétique était juste une façade derrière laquelle se cache un agenda bien plus profond ?
Un coup d'œil sur le tableau final
Le message est clair: le leasing social pourrait devenir un outil de division, où la création d’un club très exclusif est la norme. Les réformes apportent des promesses d’évolutions, mais avec un impact économique qui ne laisse pas de place à un réel changement. Il serait peut-être temps de revoir les règles du jeu pour que ce dispositif ne finisse pas par être une drôle de blague de mauvais goût au détriment des plus démunis.
Source: www.lefigaro.fr
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