Audi décide de conserver une part de moteurs thermiques après 2033
Le monde automobile est décidément un lieu où la parole des patrons se perd dans le bruit des moteurs. Pendant que certains se prennent pour des prophètes de l'électricité, d'autres - comme Audi - commencent à faire marche arrière comme un conducteur de camion en va-et-vient dans une ruelle étroite. Qui aurait cru qu'à l'aube de cette révolution électrique, car la révolution, c'est bien joli, il fallait aussi garder un pied dans la bonne vieille motorisation thermique ?
Audi : entre promesses et revirements
Le constructeur aux quatre anneaux, jadis si sûr de son avenir tout électrique d’ici 2033, vient d'émettre un changement de cap qui pourrait faire rougir d'envie le plus grand des hypocrites. Lors d'une interview récente, le grand manitou Gernot Döllner a lâché sans aucun scrupule que les moteurs thermiques allaient rester dans le jeu pour au moins une décennie supplémentaire. Comme un glouton insatiable, Audi souhaite continuer à proposer une offre de moteurs à combustion, tout en gardant la tête haute parmi une mer flamboyante de modèles électriques.
La flexibilité avant tout
On ne peut s'empêcher de savourer cette contre-attaque des allemands face à leurs propres promesses. Le once a pris le contrôle et a décidé que la flexibilité serait le mot clé. Ah, la flexibilité, un mot à la mode dans le jargon des affaires ! Döllner n'est même pas celui qui a annoncé la première date limite, mais s’il a bien quelque chose à dire, c’est que son équipe se prépare à bâtir un avenir, non pas en bousculant tout, mais en gardant un peu de chaque côté. Et pourquoi pas, après tout, qui veut abandonner le plaisir d'un bon vieux moteur V8 rugissant ?
Le marché, ce serpent à deux têtes
Il faut bien l'admettre, la promesse d'un futur entièrement électrique a toujours semblé un peu, disons-le, trop belle pour être vraie. La demande du marché n'est pas un long fleuve tranquille. Un coup d’œil rapide à ce qui se passe dans le paysage automobile, avec des marques comme BMW, Mercedes-Benz, et même Porsche, qui reviennent sur leurs engagements ne fait que renforcer ce constat. Une réunion de crise escamotant les promesses fait partie de la routine. Audi, à sa manière, choisit cette approche pour signifier qu’il ne saucissonne pas sa propre histoire, préférant jongler entre thermiques et électriques dans un ballet délicat qui pourrait potentiellement nous offrir des modèles spectaculaires dans les années à venir.
Les modèles qui font la différence
Tandis que certains modèles, comme l’A1 et le Q2, sont condamnés à disparaître - trop peu rentables pour le mastodonte Audi - d’autres, comme l’A6 et les RS tant convoités, semblent prendre de l’ampleur. La marque semble offrir des hors-d'œuvre haut de gamme avec un soupçon d’électrique dans sa gamme, tout en gardant intactes les bases de son ADN. Renault, Peugeot et Citroën peuvent bien essayer de faire leur pèlerinage vers la voiture électrique, mais Audi semble on ne peut plus conscient que tout le monde ne veut pas encore s’asseoir dans un silence électrique.
Ainsi, alors que l'Europe s’efforce de planifier l'interdiction des moteurs thermiques d'ici 2035, Audi fait preuve de prudence – ou de sagesse, on ne sait plus trop ce qui se cache derrière ces manigances. D’ici là, qui peut entrer dans la tête des dirigeants de la marque ? Peut-être que la réalité du marché finira par dicter ses propres règles, et il se pourrait bien que nous ayons encore quelques rugissements à savourer.
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