Volkswagen affiche un bon départ pour le premier trimestre 2025
Imaginez une gigantesque orgie industrielle où tout le monde s’attendait à voir Volkswagen s’effondrer comme un château de cartes mal fichu. Résultat ? Surprise ! Nos bons vieux teutons ont décidé de refaire du bruit avec un premier trimestre 2025 qui ne joue pas seulement les timides mais qui a carrément mis les gaz. Après une année 2024 digne d’un mauvais épisode de “Qui veut perdre des millions” avec une chute des ventes mondiales de 2,3 %, la marque au logo en forme de V et W montre qu’elle sait encore danser le tango avec la concurrence. On vous laisse juger ce petit retournement de situation qui pourrait bien faire rager pas mal de monde, de Peugeot à Renault, sans oublier l’ombre menaçante de Tesla qu’ils semblent chatouiller.
Volkswagen : un redémarrage électrique surprenant au premier trimestre 2025
Il faut bien l’admettre, le spectacle est réjouissant. Les chiffres sont là et ils ne mentent pas : Volkswagen a vendu 2,13 millions de véhicules entre janvier et mars, ce qui représente une hausse modeste mais ô combien significative de 1,4 % sur un marché qui ne cesse de dégringoler. Bref, le facteur “mauvaise nouvelle” étant suffisamment pris d’assaut par Stellantis et son déclin dramatique en Europe, les Allemands ont eux décidé de faire de la résistance.
Ce qui impressionne vraiment, c’est la progression explosive des véhicules électriques en Europe de l’Ouest. Plus que doublées avec une envolée de 113 %, ces livraisons atteignent un respectable total de 158 100 unités. Même les États-Unis, point clé où nombre de constructeurs hurlent sous la charge des taxes et restrictions, voient les VE du groupe grimper de 51 % à près de 19 900 unités. En clair, la part des véhicules 100 % électriques représente désormais 19 % des ventes en Europe de l’Ouest et 10 % au niveau mondial. Pas mal pour une bagnole allemande qui fait ronronner l’électrique là où certains géants comme Tesla commencent à regarder dans leurs rétros avec une grimace.
Des résultats locaux pas tous roses, décollage en Occident et exportations à la peine en Chine
La Chine, ce marché pourtant colossal, est le grand point noir du tableau avec un recul des livraisons de 7,1 %, dégringolant à 644 100 unités. Là-bas, la mêlée est digne d’une arène romaine, un peu trop intense pour Volkswagen qui avoue une concurrent “intensité féroce” dans cette zone. Cerise sur le gâteau amer, la performance des véhicules électriques là-bas est catastrophique avec une chute de 37 %, n’atteignant que 25 900 unités. Rien à voir avec le raz-de-marée électrique en Occident, donc.
Au-delà de la Chine, les autres régions montrent davantage de vigueur, avec une hausse des livraisons globales dans toutes les catégories : +3,7 % en Europe, +4,4 % en Amérique du Nord, où les % affichés aux États-Unis culminent à 6,2 %, et même +16,6 % en Amérique du Sud. Cela laisse le patron des ventes, Marco Schubert, clamer avec une certaine fierté que ces performances compensent amplement le fiasco asiatique.
Quand la performance commerciale flirte avec les galères financières
Mais attention, ce tableau idyllique n’est pas tout à fait sans tache. Malgré une hausse du chiffre d’affaires de 3 % à 78 milliards d’euros, le bénéfice d’exploitation de Volkswagen s’est pris une belle claque, chutant de 39 % à seulement 2,8 milliards. La faute à quelques épines dans le pied dont personne ne voulait parler à la machine à café :
- Une provision de 600 millions d’euros pour les objectifs européens d’émissions, parce que oui, la planète ça se paie cher.
- Autre dizaine de millions tordus pour la restructuration d’une unité logicielle qu’on préfère oublier — oui, VW aussi galère avec ses logiciels, ce n’est pas réservé à Apple.
- Une autre petite bombe de 300 millions d’euros à cause du Dieselgate, histoire de rappeler que le souvenir des scandales a la dent dure.
- Et pour couronner le tout, les droits de douane américains qui plombent les festivités – un tourbillon de dépréciations et autres joyeusetés qui font grincer les dents.
Résultat, les analystes attendaient un bénéfice d’exploitation autour de 4 milliards, mais chutt… Volkswagen n’avait pas l’envie de faire la fête. Par contre, ils gardent la tête haute et maintiennent leur prévision annuelle. Cela dit, ils restent prudents, puisqu’ils n’ont pas encore intégré l’augmentation prochaine des droits d’importation américains dans leurs calculs – de quoi nourrir un suspense kafkaïen.
Id.4 en tête, un casting de stars électriques pour Volkswagen au premier trimestre
Dans la ménagerie électrique, on compte surtout sur la famille ID pour faire parler la poudre. L’ID.4 et son cousin l’ID.5 se taillent la part du lion avec 43 700 unités vendues. Pas mal, non ? Suivent l’ID.3 avec 28 100 exemplaires et l’Audi Q4 e-tron avec 22 800 unités.
Les modèles Skoda Enyaq, Volkswagen ID.7 et Audi Q6 e-tron (autant dire la famille à la fête) pèsent aussi lourd avec des scores respectifs de 20 200, 19 100 et 16 000 unités. Porsche Macan (pas vraiment électrique mais qui tire son épingle du jeu avec 14 200 unités) et les jeunes Cupra Born et Tavascan ferment le cortège, respectivement avec 11 000 et 7 600 unités.
Volkswagen ne se contente pas de bousculer le marché européen, la marque semble aussi jouer serré avec des poids lourds comme BMW, Mercedes-Benz, et le français Renault sur des terres où la concurrence fait rage, tandis qu’ailleurs Peugeot, Citroën, Ford, Toyota et même Fiat regardent cela avec un mélange de dégoût et d’admiration poli.
Pour en savoir un peu plus sur les stratégies industrielles de Toyota et Volkswagen face à ces défis mondiaux, un détour sur leur rapprochement industriel aux États-Unis vous offrira un éclairage intéressant. Et pour un décryptage pointu sur la résistance inattendue de Volkswagen dans un marché en déclin, pensez à jeter un œil à la résistance allemande face à Stellantis.
Source: journalauto.com
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C'est incroyable de voir Volkswagen rebondir alors que d'autres reculent. Une belle surprise !
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