Justice en action : sept mois d’enquête pour deux amateurs maladroits

Dans une époque où l'art de l'enquête semble réservé aux esprits affûtés et aux super-héros déguisés en détectives, deux individus ont pris le parti de la maladresse. Pour une affaire qui aurait pu être résolue en un clin d'œil, sept mois d'investigation ont été nécessaires, prouvant une fois de plus que la stupidité peut parfois s'élever au rang d'art. Bienvenue dans le feuilleton tragique et comique de Kevin et Fatjon, les Picasso du crime.

Quand la justice rime avec désastre

Le procès fleuve qui s'est tenu à Montauban ressemblait à un spectacle de variétés : une heure de plaidoiries pour chaque avocate, suivie d'un délibéré à faire rougir un marathonien. Quid de ces deux bougres ? Soupçonnés de traffiquer de la cocaïne, leur défense se résumait à la prouesse de ne pas se faire rattraper par la justice. Kevin, un Montalbanais dont le casier judiciaire aurait suffi à remplir un livre de contes pour enfants mal élevés, revendiquait une innocence labellisée « fait maison ». Tandis que Fatjon, semblant tout droit sorti d'un jeu de société démodé, livrait une plaidoirie qui n’aurait pas eu plus de poids qu'une plume dans un ouragan.

Les rebondissements d'une enquête acharnée

Sept mois d’enquête pour finalement aboutir à une sixième place sur le podium des affaires les moins palpitantes. Les gendarmes de Dinan, ceux-là même qui ont traversé la route comme si la France était un grand jeu de Monopoly, ont dû se dépatouiller avec une histoire où la cocaïne, le cash, et des cachets d'Efferalgan étaient les protagonistes. Et quel panache ! Au lieu de saisir des preuves décisives, ils ont surtout récolté des « témoignages » qui ressemblent plus à des jeux de société qu'à du sérieux. Un polo pour un gramme de coke ? On en vient presque à espérer qu'ils s'attaquent à la couture comme une vocation.

Logo GT Automotive

La hilarante différence entre train de vie et revenus

Dans ce théâtre d'absurdités, la présidente du tribunal, Madame Guillard, a dû se demander si elle se tenait en face de scénaristes de comédies ou de véritables criminels. Fatjon, avec son Audi Sportback rutilante, peinait à convaincre qu'un train de vie flamboyant pouvait s'accommoder d’un revenu modeste de 1 400 euros par mois. C'est évident, il s'agissait d'une magouillerie ! On peut presque imaginer son ami Kevin ricanant en fond, "C'est juste pour faire genre, tu sais ?".

Bien que les deux hommes aient avoué leur consommation, ils ont vigoureusement nié la revente. S'engouffrer dans un déni tout en quatrième vitesse à 500 euros de coke par mois, c'est un peu comme essayer de cacher une tempête sous un verre d'eau. Le procureur, écœuré par tant de balivernes, a déclaré que les stupéfiants étaient « la gangrène de notre société ». Peut-être avait-il raison ? S’il y a bien quelque chose de péjoratif dans cette affaire, c'est la capacité de Kevin et Fatjon à rire au nez du bon sens.

La cloche sonne pour les amateurs maladroits

Après ce cirque judiciaire, le verdict était aussi sec qu’un biscuit laissé dans le coin du paquet. Dix mois ferme pour Kevin qui, avec sa profession de noctambule, a probablement échappé au jugement de la vie sociale. Quant à Fatjon, il s’est contenté de six mois, le vilain petit canard, qui prétendait encore se transformer en cygne. Et sans surprise, aucune preuve de blanchiment n’a pu être établie, laissant entendre qu’un amateurisme opportun ne vaut pas mieux qu’un soupçon d'intelligence.

En fin de compte, ce procès aura duré sept mois, ressortant des banalités à faire oublier des films de série B. Peut-être que pour leur prochaine aventure, ils pourraient envisager de prendre des cours de discrétion au lieu de se lancer dans des affaires criminelles ? Qui sait, l’effort produit pourrait faire de ces deux amateurs maladroits les héros d’une nouvelle comédie.

Si vous souhaitez lire d'autres articles tels que Justice en action : sept mois d’enquête pour deux amateurs maladroits, consultez la catégorie Actu.

Homme souriant dans une voiture classique.

Clarks

Je suis ce type qu’on appelle quand tout le monde a déjà dit que “c’était impossible”. Passionné de moteurs, d’odeur de cambouis et de cafés trop serrés, je passe mes journées à râler contre la modernité tout en bidouillant des trucs qui vont plus vite qu’ils ne devraient. J’ai un avis sur tout — surtout quand on ne me le demande pas — et je ne fais jamais les choses à moitié : soit c’est brillant, soit c’est catastrophique, mais au moins on s’ennuie pas.Je crois que le progrès a du bon, tant qu’il ne vient pas remplacer l’huile de coude, le bon sens, et une bonne vieille clé de 12. Mon style ? Direct, brut, parfois absurde, souvent drôle (en tout cas je me fais rire). Si tu cherches un type discret, politiquement correct et prêt à te dire ce que tu veux entendre… tu t’es clairement trompé d’établi.Mais si tu veux des idées, de la passion et un franc-parler qui sent l’essence : bienvenue.

Articles relatifs

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Monter

Nous utilisons des cookies pour améliorer votre expérience sur notre site. En continuant à naviguer, vous acceptez notre utilisation des cookies. En savoir plus