Renault, Stellantis et Volkswagen unissent leurs forces pour promouvoir le « made in Europe » soutenu par la Commission
Les constructeurs automobiles européens s'accrochent à la survie comme des moules à leur rocher. Dans un monde où les voitures électriques chinoises déferlent sur le marché, Renault, Stellantis et Volkswagen ont décidé de mettre leurs égos de côté, de se serrer la main et de crier à l’unisson « Made in Europe ! ». Une initiative qui, pour être honnête, sonne un peu comme un dernier soupir avant la crise cardiaque.
Le fait est que l’industrie automobile européenne est dans une situation délicate. Ces géants, jadis intrépides, doivent maintenant affronter une armada de véhicules à bas prix qui déboulent comme un troupeau d'éléphants dans un magasin de porcelaine. En réponse à cette menace, ils ont choisi de s’unir non seulement sous le signe de la collaboration mais aussi sous l'œil attentif de la Commission Européenne, qui, la plupart du temps, semble plus préoccupée par ses vignettes bureaucratiques que par la réalité du marché.
Alors voilà, cette alliance a pris la forme d’un label : « Made in Europe ». Un label qui, espérons-le, ne sera pas aussi dévalué que certaines promesses politiques. L'idée, derrière cette étiquette frappante, est de relancer la fierté européenne tout en adoucissant le coup des coûts de production. Après tout, rien de tel qu’un joli slogan pour faire penser aux consommateurs qu'ils soutiennent la patrie en achetant une voiture, même si elle dégage à l’arrière un soupçon d’odeur asiatique.
Les patrons de ces trois marques ont décrit leur projet comme un engagement commun à « renforcer la souveraineté industrielle » de l’Europe. De la pure poésie, interrompue seulement par le doux bruit des machines qui s’arrêtent dans les usines, faute de budget pour l'innovation. En fait, on pourrait s’interroger sur la profondeur de cet engagement : les promesses sont-elles aussi solides que les batteries que ces voitures devraient contenir ?
Le but ultime ? Protéger le marché européen. Mais avec des conditions qui rappellent davantage un contrat pré-nuptial qu’un pacte fraternel. Stellantis, Volkswagen et Renault demandent à Bruxelles non seulement de valider leur logo, mais aussi d’offrir des aides financières pour compenser les coûts de production, notamment pour les batteries. Au fond, qui a besoin d'une concurrence équitable quand on peut jouer au pôle Nord avec un peu d'aide gouvernementale ?
Cette collaboration, bien qu’animée de bonnes intentions, pourrait se heurter à une réalité amère. Les créneaux de demain ne se gagnent plus seulement avec des mots, mais avec des véhicules qui captivent et qui, surtout, séduisent les jeunes générations. Si Renault, Stellantis et Volkswagen ne se réveillent pas, il se pourrait qu’un jour, même leur label « Made in Europe » soit un simple souvenir nostalgique, tout comme leurs voitures à essence de jadis.
Source: www.liberation.fr
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