Gouvernement bruxellois : de nouvelles mesures fiscales pour les citoyens et un ambitieux plan de redéploiement
À Bruxelles, chaque fois qu’un gouvernement prend une décision, il y a cette sensation délicieuse, semblable à l'odeur d'une vieille chaussette humide, qui s'infiltre dans l'air. Le dernier en date, le gouvernement bruxellois, a décidé de bousculer les habitudes avec quelques réformes qui, en théorie, pourraient bien faire du bien aux citoyens. Mais encore une fois, l’excitation se mélange à l’ineptie, et cela, mes amis, mérite qu'on s'y attarde.
Des mesures fiscales pour quoi faire ?
Alors voilà. Sous l’impulsion du flamboyant Boris Dilliès et de son armada de ministres, il est prévu que l'impôt sur les personnes physiques (IPP) baisse d’un proud 1% à partir de l’exercice d’imposition 2028. Oui, tout à fait. Pendant que l’inflation nous dévorera lentement, on pourra dire que l’on a une baisse de l’impôt. Tout cela devrait, paraît-il, offrir un peu plus de pouvoir d'achat à ces pauvres Bruxellois asphyxiés par les frais du quotidien. Pour une personne seule touchant 2.700 euros nets par mois, cela se traduit par une magiques économies de… tenez-vous bien… 147 euros par an. Impressionnant, non ?
Un ambitieux plan de redéploiement
Et ce n'est pas tout, mes chers lecteurs. Le plan de redéploiement économique qui accompagne ces réformes fiscales se veut tout aussi ambitieux qu’un adolescent en pleine crise d'identité. Deux exonérations temporaires sur le précompte immobilier sont ainsi promises pour faire briller les yeux des investisseurs. Qui pourrait résister à cette offre éblouissante de reconversion des sites sous-utilisés comme Audi ou Solvay ? Un vrai coup de maître !
Le ministre de l’Emploi et de l’Économie, Laurent Hublet, lui-même, clame que ces mesures vont transformer la Région et créer une flopée d’emplois pour les Bruxellois. Oui, parce que cela a toujours marché comme ça dans le passé : promettre des emplois sans réelle réflexion. “Un signal clair aux investisseurs” qu’il dit. C'est donc à Bruxelles qu'il est désormais question d'attirer ces investisseurs fuyants, à coup d’obligations fiscales alléchantes.
Réformes fiscales en avant-première
Quiconque suit la politique publique sait que le cynisme est de mise. La promesse d’alléger le portefeuille des citoyens est aussi ancienne que le temps. Mais qui sait vraiment ce qui se cache derrière ces mesures fiscales prometteuses ? Les bruxellois, bien trop humains, ont en général tendance à voir la tasse à moitié vide. C’est justement là qu’un bon vieux pessimisme britannique fait surface, n’est-ce pas ?
À l'ère de la transition électrique, il n'est pas surprenant que le gouvernement encourage également l’achat de voitures électriques afin de ne pas subir la foudre des groupes écologistes. Peut-on vraiment leur en vouloir ? Dans un monde où on parle de durabilité, une petite aide ici et là pour acheter une voiture moins polluante permet juste de masquer la lourdeur bureaucratique et l'inefficacité crasse que tant de gens ont l'habitude de subir.
Au fond, ces mesures fiscales ne ressemblent-elles pas à ces promesses électorales que l'on ne veut jamais tenir ? À chaque fois, c'est une belle partition d'un orchestre chaotique, où chaque acteur joue sa propre mélodie dans le tumulte bruxellois. Pourtant, malgré ce brouhaha commun, Bruxelles arrive encore tant bien que mal à avancer mais, mais, mais… pour combien de temps encore ?
Par conséquent, alors que l'excitation autour des réformes fiscales et du redéploiement économique peut séduire certains, d'autres préfèrent prendre du recul et observer. Après tout, un bon vieux cynisme peut parfois se transformer en une sagesse salvatrice dans cette ville qui semble tournoyer sur elle-même.
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