Essai de la ë-C5 Aircross : La nouvelle Citroën reste-t-elle fidèle à son héritage ?
Il faut bien l'admettre, le monde automobile va à vitesse grand V, et il est parfois difficile de suivre le rythme de ces marques qui se trémoussent comme des adolescents en pleine crise d'identité. Citroën, cette vénérable institution française à la tête d’une gamme de voitures qui a fait rêver des générations, se lance dans l'électrique avec sa ë-C5 Aircross. Alors, question évidente : cette nouvelle création de Citroën conserve-t-elle son âme en chemin ? Ou a-t-elle succombé à cette folie moderne où tout le monde semble vouloir copier les jeux de lumière de Peugeot et les hésitations de Renault ?
Un design qui se distingue
En matière de style, ce C5 Aircross a incontestablement de la personnalité. Dans le grand zoo de Stellantis, entre un Peugeot qui frime et une DS qui essaye désespérément d'être différente, ce SUV se présentent comme l'ami fidèle, un peu bourru, mais avec du caractère. Étonnamment carré, il affiche un air méditerranéen de sphinx élevé dans une finca. Quand il roule dans les ruelles de Palma, les passants doivent sûrement se retournes en se demandant : « Qu'est-ce que c'est que cette bête en approche ? » Un vrai souffle d’originalité, qui mérite peut-être un petit verre de vermouth pour fêter ça.
Un confort d’une ampleur inégalée
À l'intérieur, c’est presque Versailles ! Trois lascars pourraient loger sans se marcher sur les pieds, et la capacité du coffre est tellement spacieuse qu’on pourrait y entrer un petit écolier, sans l'installer dans le dossier du conducteur, bien sûr. Préparez-vous à voir plus de 650 litres d’espace, indépendamment de la version. Les rangements sont aussi nombreux que les tapas dans un bar espagnol, et ces silences ? Une expérience. On se croirait dans une bulle, où le moteur électrique joue à cache-cache avec le calme ambiant.
En route pour l'aventure
En matière de maniabilité, il faut parfois avoir l'audace de se frotter aux réalités. Avec un gabarit de plus de 1,90 mètre, naviguer dans les ruelles de Palma est comme essayer de faire passer une armoire normande par une porte de cuisine étroite… Ça frotte, mais étrangement, cette Citroën se dérobe habilement. Le rayon de braquage est décent et les virages se négocient bien. Même si on pourrait s’attendre à ce que le poids pèse tant qu'un éléphant, elle parvient à se faufiler sans faire couiner les pneus sur les pavés. En mode urbain, consommer 15 kWh/100 km ne déclenche pas une émeute chez EDF.
Performance et suspensions inédite
En grimpant dans la Serra de Tramuntana, là où les virages s’enroulent comme des spaghettis dans une assiette, la question de la puissance se pose. 210 chevaux sous le capot d’un mastodonte de 2 tonnes peuvent prêter à sourire, mais cette Citroën se révèle être une vraie contorsionniste ! Un 0 à 100 km/h en moins de 8 secondes est suffisant pour faire désenfler beaucoup d'égos de concurrents. Les suspensions à butées hydrauliques, qui peuvent paraître un terme un peu trop technique, évacuent la sensation de bateau en mer.
Un voyage en toute sérénité
À 110 km/h sur l’autoroute, le silence est aussi impressionnant qu'une performance acoustique de Nougaro. Pas un souffle de vent. On pourrait entendre une mouche voler — si les mouches volaient en autotour ! Les passages dans des tunnels rocheux révèlent une zen attitude, où tout ce que l’on perçoit se limite à la douce mélodie d'une bande-son bien choisie. Chaque virage devient un moment de plaisir, où la notion même de fatigue s'efface.
Est-ce toujours une Citroën ?
La question essentielle reste en suspens. Certaines langues volontiers malveillantes pourraient dire que la fermeté des suspensions trahit un penchant germanique, comme si le design était copié sur le cahier de charges de Volkswagen. D'autres pourront grogner face à l’électronique envahissante, mais après avoir pris le volant, les doutes se dissipent. Le prix, moins de 41 000 € en version électrique, fait partie des arguments !
Il faut reconnaître l'effort : le confort, bien que légèrement ferme, reste au-dessus de la mêlée. Ce n’est pas le style des anciennes Citroën avec des sièges en skaï, il ne faut pas se leurrer. Mais ce tout nouveau C5 Aircross garde intact l’essentiel : le confort, de l’espace pour la famille, et une capacité à rouler sans se sentir épuisé.
En rendant les clés, laissons Ventura lâcher sa vérité : « Les traditions, c’est comme le pinard. Faut pas les perdre, mais pas les boire tièdes non plus. » Peut-être que Citroën, au-delà des ans, demeure fidèle à son essence. Peut-être différente, mais toujours avec une touche de son esprit.
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