Audi Forest : L. Hublet chargé de négocier un Pacte de compétitivité avec le Gouvernement Fédéral
Dans un monde où la décision de l’autochtone peut faire basculer une industrie, il est presque comique de voir un ministre, armé de sa brief et de sa bonne intention, s’attaquer à la tâche herculéenne de négocier un Pacte de compétitivité. Oui, L. Hublet a été désigné pour redresser la barre au sein de cette forteresse imprenable qu'est l'Audi Forest. Imaginez un instant un homme en cravate s'asseyant à la table, une pinte de bière à la main, prêt à dialoguer avec le Gouvernement Fédéral. Un vrai match de boxe où, ironie du sort, aucune des deux parties ne semblent vraiment vouloir entrer dans le ring.
Dans cette aventure, qui ressemble plus à une comédie dramatique qu'à une réunion d'affaires, les enjeux sont colossaux. L'industrie automobile, ce monstre aux multiples pattes, est frappée par la tempête de licenciements massifs. Ce nouveau Pacte de compétitivité, dont on murmure déjà dans les couloirs de la politique bruxelloise, promettrait une réduction des coûts salariaux de 4 à 5 % pour les entreprises. Voilà une incitation qui pourrait faire rougir d'envie un revendeur de voitures d'occasion.
Les promesses et la réalité du terrain
Lorsqu’on évoque la fiscalité autour des négociations, c’est un peu comme parler de l’électricité dans une pièce emplie de gaz. Or, L. Hublet ne semble pas du tout intimidée. Il évoque des retombées aussi foudroyantes qu'une réplique d’Audi sur le Nürburgring, en promettant que la mise en œuvre de ce pacte pourrait créer pas moins de 1 000 nouveaux emplois par an. Un chiffre tout aussi séduisant que la dernière berline haut de gamme qui prend bientôt la route.
Mais qu’en est-il des zones en souffrance à Bruxelles ? Selon le ministre, des sites à haut potentiel trainent nonchalamment leur existence, attendant que l’on se penche enfin sur leur avenir. Une reconversion accélérée semble être la solution miracle, tout comme cette boîte de vitesses parfaite qu’on espère trouver en fouillant dans le coffre d’un vieux véhicule. Qui aurait pensé que Schaerbeek Formation et Solvay pourraient devenir les nouveaux noms d'une renaissance industrielle ?
Il va sans dire que cette quête pour attirer des investissements ne se limite pas à un simple coup de pinceau. Les Zones d'Accélération Économique Bruxelloises (ZAEB), ex-zones franches, viennent en renfort avec un arsenal d'incitants fiscaux et un plan de mobilité digne du dernier modèle électrique sur le marché. Après tout, qui a dit que la bureaucratie ne pouvait pas rendre les choses plus sympathiques ?
Une farce ou un tournant ?
En somme, toutes ces manigances semblent s’arrimer comme des coussins de sécurité autour d’un projet de redressement d’une région qui n’en finit plus de pleurer la fermeture de son fleuron. Alors que le scénario s’étend, les négociations ressemblent à une pièce montée de théâtre où chaque acteur joue son rôle avec plus ou moins de conviction. Mais il est certain qu'au fond des verres d’alcool, des rires sarcastiques et des espoirs fugaces, une seule question reste en suspens : est-ce que ce Pacte de compétitivité sera le sauveur tant espéré ou juste un autre discours à ajouter à ceux qui trônent dans la salle d'attente du gouvernement ?
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