Automobile : Quentin Gilbert fait son retour aux origines, départs pour Mauffrey et Jeudy, une pénalité à signaler…
Il faut vraiment être un peu fou pour aimer le rallye, non ? Qu'a-t-il bien pu se passer dans la tête de Quentin Gilbert pour faire son retour aux origines, comme un vieux rockeur qui revient sur scène après des années dans un cabaret miteux ? En 2008, Quentin faisait ses premiers pas au Val-d’Ajol, un lieu qui semble presque aussi exaltant qu’une soirée chez l’oncle Roger. À l’époque, sa Clio RS était le hamster de son rêve, un petit bolide qui, comme tous les amoureux de l’automobile, a provoqué chez lui des palpitations à faire pâlir un cardiologue. Mais maintenant, il revient avec une Volkswagen Polo aux couleurs éclatantes, trop belle pour être seulement « à vendre ». Une belle manière de dire, « je suis de retour, mesdames et messieurs ! ».
Il ne faut pas se mentir, la compétition automobile est plus corrosive qu'un bon vieux whisky. Les départs célèbres pour des pilotes comme Mauffrey et Jeudy tournent parfois à la comédie dramatique. Un virage mal négocié ici, une plante bien placée là, et hop, Mauffrey est dans le beurre, comme un mauvais œuf au plat. Imaginez donc les camarades qui tentent de l'encourager, tout en priant pour ne pas se retrouver dans le fossé eux aussi.
Et que dire de Steve Mourey ? Ce charmant bonhomme a réussi à se mettre une pénalité de dix minutes à cause d'un simple clignotant. C’est presque la définition d’un bad trip dans le monde du rallye. « On a essayé de partir au mieux, mais bon... », glisse Quentin, le ton entre l'ironie et la compassion. Ces pilotes sont comme des enfants turbulents dans un magasin de bonbons : ils veulent tout, tout de suite, mais oublient souvent de suivre les règles.
La course a été l’occasion de voir quelques pilotes émerger, mais Gilbert est sans conteste celui qui a su tirer son épingle du jeu. Terminant dans le haut du classement avec une performance à couper le souffle, il a relégué ses adversaires à plus d’une minute, un écart qui fait penser à la différence entre un bon vin et une piquette. Si on se retrouve en tête selon le classement scratch, c'est plutôt bon signe. Comme à l'époque où on disait que les voitures italiennes faisaient rêver et que les allemandes duraient. L’histoire se répète, n’est-ce pas ?
En somme, le rallye est un peu comme une pièce de théâtre où tout le monde finit par perdre ses répliques – à part Quentin, qui semble avoir retrouvé son script. Dans un monde automobile où l'on parle de SUVs géants et de technologies futuristes, il reste un charme irrésistible à ces voitures qui nous rappellent d'où l'on vient. Pour ceux d'entre nous qui aiment la vitesse et le bruit des moteurs, le spectacle continue, et ça fait sourire, même si le monde d'aujourd'hui se dérobe un peu sous nos pieds. Quelque part, il y a encore de la magie dans l'obsession du rallye, et la passion de Quentin Gilbert en est le souffle.
Source: www.vosgesmatin.fr
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