Audi Q5 TDI à l'épreuve : Pourquoi le diesel reste votre allié sur la route
Ah, le fameux diesel ! Une histoire d'amour tumultueuse qui a commencé avec des modèles bruyants et peu raffinés, pour culminer dans un monde où la moindre goutte de gasoil fait l'objet de suspicion, voire d'horreur. Pourtant, dans ce grand bazar qu'est le marché automobile d'aujourd'hui, l'Audi Q5 avec son moteur TDI de 204 ch s'affiche encore comme une option séduisante pour ceux qui osent s'aventurer hors des sentiers battus de l'électrique. En effet, qui aurait cru que le diesel, autrefois roi des routes, aurait encore un mot à dire en 2025 ?
Équipé de cette motorisation diesel, le Q5 ne fait certes pas rêver la jeunesse branchée, mais pour les gros rouleurs et ceux qui ne veulent pas s'encombrer de câbles de recharge, il se révèle être un véritable compagnon de voyage. N'en déplaise aux fervents de l'électrique, ce mastodonte à plus de deux tonnes, tout de même, sait se montrer agréable sur la route. Lors d'un périple entre Paris et Bruxelles, par exemple, il a affiché une autonomie réconfortante de 1 000 km. Qui peut revendiquer ça en voiture à batteries ? Personne, pour l'instant!
Ce grand gourmand de gasoil se contente d'une consommation assez raisonnable, oscillant autour de 6,8 l/100 km. Laissons de côté les jugements de valeur et concentrons-nous sur la mécanique. Il faut reconnaitre que ce moteur sait se montrer efficace. Avec un couple de 400 Nm – plus 230 Nm ajoutés par la micro-hybridation –, il ne reste que peu de doutes sur sa capacité à tracter ou à démarrer en côte. En matière de performance, les 7,4 secondes pour passer de 0 à 100 km/h sont plus que suffisantes pour ce genre de véhicule.
Rappelons qu'il n'y a pas si longtemps, le diesel représentait près de 70 % des ventes de voitures neuves en France ! Mais depuis le désastreux Dieselgate, cette part de marché s'est effondrée, laissant le diesel à l'état de paria, avec un maigre 5 % en 2025. A cela s'ajoutent divers malus écologiques aux montants vertigineux. L'Audi Q5, par exemple, souffre d'une imposition sévère, allant jusqu'à plus de 30 000 € quand la balance s'affiche au-dessus des 2 000 kg.
Cependant, on ne pourra pas dire que le Q5 ait démérité. Sans décoller le tableau, son confort est au rendez-vous, presque comme un bon vieux canapé en cuir, et ses suspensions pneumatiques en option ajoutent une touche de magie à la balayette en mode route défoncée. On se demande même si Audi ne cherche pas à piquer un peu le marché du SUV de luxe au passage.
À l'intérieur, une "scène numérique" fait sensation entre deux écrans étincelants, ce qui donne un aspect futuriste à ce vénérable modèle. On peut arguer que l'ergonomie complique les choses, mais avouons que les gadgets font souvent leur petit effet – et quel meilleur exemple que les deux écrans OLED de 14 pouces qui se tapissent dans le tableau de bord et font grincer des dents ceux qui se perdent dans leurs menus ?
Alors, peut-on vraiment s'interroger sur l'avenir du diesel ? L'Audi Q5 TDI tente de rappeler aux inconditionnels que cette motorisation n'est pas complètement morte. À condition de ne pas être trop regardant sur le malus, le diesel peut encore avoir sa place dans la cour des grands, surtout pour les gros rouleurs qui lorgnent les économies de carburant à grande échelle.
Finalement, le vrai drame ici est que même si l'Audi Q5 avec le TDI fait la route avec brio, la tendance actuelle est plus tournée vers les véhicules électrifiés. Heureusement, il y a encore des passionnés pour reconnaître que, sous certains aspects, le diesel peut sortir de sa torpeur. Et ce serait malheureux d'enfermer un tel modèle dans un tiroir poussiéreux juste à cause de quelques excès de zèle politiques.
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