Quand une Audi s’achète au prix d’une Polo en Chine : l’étonnante leçon sur les tarifs européens
Il semble que le monde est devenu fou. Imaginez un instant que l’on puisse acheter une Audi, cette icône du luxe automobile, au prix d’une modeste Polo en Chine. Oui, vous avez bien entendu. Ce n'est pas une blague. L’Audi E5 Sportback, un grand SUV-coupé cher à la marque, est commercialisé pour environ 28 700 euros dans l’Empire du Milieu. Pendant ce temps, en Europe, le prix d’une Volkswagen Polo se rapproche presque de celui de ce bijou. Ce constat pousse à se demander si des fous rires hystériques ont effectivement pris le contrôle des départements d’étude des prix.
L’Audi E5 pourrait facilement être qualifiée de super-véhicule : jusqu'à 400 ch, plus de 600 km d’autonomie. On dirait presque un rêve devenu réalité pour n'importe quel passionné d’automobile. Mais là où ça devient comique, c’est de voir des Européens s’arracher les cheveux avec leurs véhicules électriques prisés à des prix exorbitants, souvent enchaînés dans les labyrinthes réglementaires des normes strictes et des malus à gogo. En France, par exemple, une Polo R-Line de 116 ch coûte tout de même 27 660 euros, soit à peine 1 000 euros de moins qu'une Audi qui, je le rappelle, est en réalité une voiture à la pointe de la technologie et conçue pour damer le pion aux grandes marques comme Mercedes, BMW ou même Tesla.
Il semble donc qu’un voyage en Chine soit l’avenir des automobilistes européens. Ne serait-ce pas merveilleux de pouvoir s’offrir ce genre de voiture sans devoir hypothéquer sa maison ? Mais pourquoi cette différence de prix ? Le mystère reste entier, à moins que l’on ne se mette à parler de subventions massives, d'une fiscalité favorable, et d’une production locale à très grande échelle. Évidemment, la série d’économies chiffrables fait exploser le coût pour nous autres, les pauvres européens. Loin de retrouver cette fameuse marge de luxe, c’est comme si l’on avait un bon vieux steak-frites à prix d'or, alors qu’à Pékin, on se retrouve avec un banquet pour une bouchée de pain.
Et que dire du design ? L’Audi E5 arbore un look musclé qui évoque le luxe, avec des courbes fluides qui feraient pâlir d'envie n'importe quel fashion victim. Imaginez-vous rouler à bord de cette beauté: c'est une déclaration ! Mais désolé pour le contribuable européen, qui doit se contenter des palinodies réglementaires, des normes GSR2, et d’une main d'œuvre dont le coût reste faramineux. Pour ce prix-là, on s’attendrait presque à voir une armée de robots sur le chantier de production, avec la même technologie utilisée par les marques chinoises comme BYD ou Geely.
Pour couronner le tout, la politique tarifaire des marques chinoises semble merveilleusement simplifiée. Alors qu’en Europe, on est constamment bombardés par des hausses de prix des véhicules électriques, les jeunes consommateurs chinois s’offrent l'Audi E5 sans l'ombre d'un stress financier. Un petit coup de pied dans les bonnes vieilles pratiques européennes, et voilà que la promesse d’un avenir électrique à prix accessibles s’amenuise dans l’ombre des votes parlementaires.
Si cette situation ne fait pas réfléchir, rien ne le fera. Se demander si le premium doit nécessairement être un passeport pour la faillite personnelle est devenu un sport de haut niveau. Et si, un jour, l’Europe parvenait à sortir du joug de la réglementation excessive pour suivre la voie sinueuse mais si prometteuse des constructeurs chinois ? Les écoles de gestion devraient commencer à écrire des livres d’économie autour du sujet, parce qu’il y a là un enseignement à tirer — et cela commence par un interrogatoire serré à l’égard des constructeurs européens. Quand on peut dénicher une Audi dans un coin de Pékin, il serait peut-être temps de demander ce qui ne va pas dans notre petite bulle européenne.
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