l'Audi RS7 Performance fait son entrée dans la flotte des forces de police à Dubaï
Imaginez un instant la scène : Dubaï, la ville où les gratte-ciel touchent presque les nuages et où la vitesse est une seconde nature. Dans ce paysage de luxe, la police locale, déjà flanquée d'une flotte de supercars à faire pâlir d'envie tout passionné d'automobile, vient d'ajouter un nouvel atout à ses rangs : l'Audi RS7 Performance. Oui, vous avez bien entendu, la même voiture qui pourrait facilement s'inviter à une rencontre entre millionnaires sur la Côte d'Azur, maintenant dédiée à l'art délicat de pourchasser les malfrats. Parce qu'après tout, il faut bien une voiture capable d'atteindre 280 km/h pour intercepter ceux qui osent penser qu'ils peuvent échapper à la justice dans cette ville où le taux de criminalité est aussi bas que le niveau des rayons à la fin d'une vente de Black Friday.
Audi RS7 Performance : La berline des superlatifs
Cette merveille d'ingénierie, avec son V8 biturbo de 4,0 litres, développe une puissance redoutable de 630 ch et un couple de 850 Nm, pas de quoi faire pleurer dans les chaumières. En termes d'accélération, l'Audi ne rigole pas, puisqu'elle peut atteindre les 100 km/h en 3,4 secondes. Mis à part le fait qu'elle vous propulse dans vos sièges comme si vous veniez de traverser un champ magnétique, cette voiture est aussi dotée d'un système micro-hybride de 48 V, résolvant ainsi le casse-tête épineux de l’efficience face à la performance. On peut donc se demander : est-ce que la police cherche vraiment à réduire la consommation d'essence ou simplement à avoir quelque chose qui se marie avec ses Lamborghini et Ferrari ?
Une flotte policière qui en impose
Dubaï n'est pas du genre à faire dans la dentelle quand il s'agit de sa flotte de police. Entre deux courses poursuites, il n'est pas rare de croiser une Bugatti ou une Ferrari en patrouille. En ajoutant l'Audi RS7 Performance à ce tableau exaltant, la police donne une toute nouvelle dimension à la notion de véhicule d'intervention. La cérémonie de présentation, dont on peut facilement imaginer le faste, a été l'occasion pour K. Rajaram, PDG d'Al Nabooda Automobiles - qui a concocté ce partenariat - de faire l'éloge d'une vision qui « redéfinit les possibilités de mobilité et d'engagement public ». En d'autres mots, attendez-vous à voir une vraie parade de voitures de luxe dès qu'un petit incivique décidera de faire tourner ses roues un peu trop vite.
Le danger des supercars à la rescousse
Dans un monde où la criminalité s'épanouit parfois comme une mauvaise herbe, avoir une flotte de supercars n'est peut-être pas que de la frime. Qui aurait l'insouciance de voler une Audi RS7 en sachant qu'il lui faudra plutôt un miracle pour s'en sortir avec une police aussi bien équipée ? Les malfrats de Dubaï doivent théoriquement avoir la trouille de leur vie, et l’énorme risque d’attraper une contravention pour vitesse excessive. Un désastre pour l’image que la ville cherche à renvoyer, n’est-ce pas ? Mais soyons francs, qui peut résister à l’idée de courir aussi vite que la lumière et de faire un doigt d’honneur à la police en se croyant invincible ?
À qui profite le crime ?
Tout cela semble fascinant, n'est-ce pas ? Mais, avec toute cette exposition médiatique, il y a aussi une question qui mérite d'être posée : ces voitures de police ne deviennent-elles pas de véritables vitrines de luxe pour une ville qui se veut à la pointe de la modernité et du bling-bling ? Les bureaux de police du monde entier, qui peinent à se doter de modèles un peu plus modernes que la berline de service, doivent se sentir profondément dévalorisés. Tandis que Dubaï fait la course avec les supercars, d'autres villes doivent se contenter des rustiques Volkswagen et, oserait-on le dire, des Audi plus modestes, pénétrant à chaque coin de rue.
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