Le Volkswagen California Ocean 2.0 TDI 150 DSG7 : une réinvention de la référence des vans aménagés
Quand on aborde le sujet du Volkswagen California, il est impossible de ne pas évoquer une légende des routes. Non seulement ce van s'est imposé comme référence dans le monde des vans aménagés, mais avec sa dernière itération, le California Ocean 2.0 TDI 150 DSG7, il n’hésite pas à se pavaner comme un paon en pleine parade nuptiale. On pourrait croire que VW s'est enfin réveillé du sommeil de la raison, mais en y regardant plus de près, on se demande ce qui leur est passé par la tête.
Une esthétique atypique... ou l’art du camouflage
Visuellement, le California n'est pas une bête de flatteur. Plutôt que de se démarquer en criant « regardez-moi ! », il opte pour un look qui fait "déjà-vu", comme les panneaux de signalisation qui proposent des réductions de vitesse à des endroits où personne ne veut vraiment ralentir. Les puristes de la van life risquent de se gratter la tête en constatant qu'il ressemble étrangement à un Multivan. Mais pour ceux qui souhaitent se fondre dans le paysage des parkings, c’est parfait !
À l’intérieur : confort ou désillusion ?
Ouvrir la porte coulissante de ce fourgon aménagé, c'est un peu comme soulever le couvercle d'une boîte de chocolat : on espère une surprise, mais on est parfois déçu. La cuisine a été astucieusement placée au centre, mais si vous pensiez cuisiner un repas gastronomique, désolé de vous décevoir : le fameux feu de gaz à un seul brûleur vous fera plutôt griller des saucisses que concocter un match d’un grand chef.
On oublie aussi la banquette confortable, au profit de deux sièges individuels qui, bien qu’agréables, semblent faire un clin d'œil à l'optimisation de l’espace plus qu’au confort global. Les rangements ? Une vaste blague. La tentation de fourrer une couette sous cette banquette se heurtera à un délit de cachette qui ne rend pas le jeu si amusant. Ah, l'excitation d'avoir à transporter un sac de couchage dans le fond du coffre en oubliant toute la pluie !
Performances : se déplacer comme un éléphant dans un magasin de porcelaine
Avec un 2.0 TDI 150 sous le capot, le California n'est pas là pour courir des marathons, mais ce n'est pas non plus un escargot. Le 0-100 km/h en 12,1 secondes pourrait faire rougir de honte des modèles plus sportifs. Grâce à la boîte DSG7, les changements de rapports s'effectuent avec la grâce d'un danseur étoile, mais pour ceux qui espèrent un comportement dynamique, ce n'est pas tout à fait cela. Conduire ce van est davantage comparable à diriger une péniche sur un canal qu'à piloter une Formule 1 sur un circuit.
Un réseau électrique sous tension
Passons maintenant à l'autonomie, qui peut faire penser à une vieille batterie de téléphone le dimanche soir : il faut souvent recharger. La promesse de 6,8 l/100 km en consommation se transforme rapidement en une bataille sans fin lorsque la nécessité de brancher la bête se fait ressentir. La possibilité d'opter pour une version hybride rechargeable est séduisante, mais l'aménagement spartiate fait sourciller les amoureux du camping-car.
En résumé
Le Volkswagen California Ocean est un mélange savant de tradition et de modernité, mais à quel prix ? À partir de 83 800 €, ce n'est pas la solution la plus abordable pour se lancer dans la mobilité et l'évasion. Pour une expérience premium, il n'hésite pas à sacrifier le pragmatisme au nom du style. Il est grand temps de se demander si la montagne d'options et d'améliorations justifie ce tarif exorbitant ou si VW se moque simplement de ceux qui espèrent vivre leur meilleure vie en van. Dans tous les cas, une chose est sûre : au volant du California, l'important n'est pas tant d'arriver, mais d'être vu sur la route.
Source: www.lesnumeriques.com
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