Volkswagen : 20 000 employés décident de tourner la page
Ah, Volkswagen ! Un nom qui sent la poussière d’usine et le cuir tanné,mais également celui d'un géant dont les rouages commencent à grincer. Les 20 000 employés qui ont choisi de traverser la porte en pleine tempête économique, c'est un peu comme voir un troupeau de zèbres traverser le désert à la recherche d'eau. Un grand plan d'économies a été mis sur la table, mais ont-ils vraiment bien mesuré les conséquences de ce choix audacieux ?
Une danse macabre dans l'industrie automobile
Dans un monde où la mobilité ne cesse d’évoluer, Volkswagen a préféré organiser une sorte de bal masqué, où les costumes des employés sont en train de disparaître un à un. Avec un objectif de réduire de 35 000 les effectifs d’ici 2030, la firme allemande tente de se réinventer sans pour autant se vautrer dans la triste réalité des licenciements secs. À la place, elle installe un beau rideau de départs volontaires, flatterie bien insuffisante pour ceux qui rêvaient encore de voir des Golf à travers le monde. La cerise sur le gâteau ? Des économies de 1,5 milliard d’euros par an en réduisant les coûts salariaux. Car oui, on sait tous que les chiffres font rêver.
La promesse d’une transition...
Gunnar Kilian, membre du directoire, nous parle de changements, de progrès mesurables et de travail d’équipe, comme un coach de football promettant la victoire avant d’être viré. “Nous sommes sur la bonne voie” qu’il dit, à Wolfsburg, l’usine qui fait presque figure de mémoire vivante pour Volkswagen. Tout cela sent un peu la bouffonnerie, mais peut-être que la promesse d’une augmentation salariale de 5 % en deux étapes atténue l'angoisse des employés. La vraie question, c’est quand ces promesses se transformeront-elles en réalité ? Si l’on peut imaginer que le gel des primes et des salaires à court terme soit une tarte à la crème, on se doute que le personnel risque d’y goûter avec une grimace.
Des choix inéluctables pour l'innovation
La fin de la production de la Golf à Wolfsburg et son transfert au Mexique n'est qu’un subtile clin d’œil vers cette facette sinistre de la modernité. Question de transition, dirait-on, mais cela ressemble plutôt à un évitement. Volkswagen se lance dans l’aventure des technologies et des innovations, mais qu'en est-il du capital humain ? Il semble que les employés soient devenus des pions dans ce jeu d’échecs auquel ils n’ont pas vraiment été invités.
Alors, que reste-t-il de ces belles promesses ? La responsabilité d’un constructeur automobile ne se limite pas à la production de voitures, mais aussi au bien-être de ses employés. Peut-être que Volkswagen devrait se pencher sur cette réalité avant de revendiquer son rôle dans la révolution automobile. Les 20 000 départs laissent un goût amer, comme un vieux vin coupé à l’eau. À croire que l’industrie automobile doit changer, certes, mais pas aux dépens de ceux qui lui ont donné vie depuis des décennies.
Source: www.lefigaro.fr
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